C'est officiel ! A partir du lundi 03 mai 2021, nous pouvons nous déplacer en France comme bon nous semble. Nous ne sommes pas libérés de la pandémie, nous avons juste le droit de quitter notre domicile et de nous en éloigner. C'est tout ce dont on avait besoin ! Beau temps annoncé pour cette première semaine de voyage.

France aller

Des chiffres

dates Etapes Km Déniv. VM
  Maison      
lun. 03 mai 21 Bias 81.21 280 18.91
mar. 04 mai 21 Sanguinet 61.93 111 17.42
mer. 05 mai 21 Arès 49.53 48 17.35
jeu. 06 mai 21 Carcans 39.95 36 19.7
ven. 07 mai 21 Montalivet 56.04 79 18.58
sam. 08 mai 21 St Sulpice de Royan 41.11 119 17.84
dim. 09 mai 21 St Sulpice de Royan      
lun. 10 mai 21 La Rochelle 83.03 288 18.4
mar. 11 mai 21 La Roche sur Yon 79.64 419 18.86
mer. 12 mai 21 La Roche sur Yon      
jeu. 13 mai 21 Nantes 63.19 308 19.96
ven. 14 mai 21 Nantes      
sam. 15 mai 21 St Georges/Loire 84.99 396 17.09
dim. 16 mai 21 Saumur 72.74 229 19.31
lun. 17 mai 21 Tours 72.61 105 21.38
mar. 18 mai 21 Blois 68.6 236 18.69
mer. 19 mai 21 Orléans 67.65 195 16.47
jeu. 20 mai 21 Malesherbes 68.79 263 19.72
ven. 21 mai 21 Fontenay Trésigny 70.23 363 19.8
sam. 22 mai 21 Villers Cotterêts 84.5 712 18.77
dim. 23 mai 21 Villers Cotterêts      
lun. 24 mai 21 Villers Cotterêts      
mar. 25 mai 21 Villers Cotterêts      
mer. 26 mai 21 Villers Cotterêts      
jeu. 27 mai 21 St Quentin 86.81 687 18.24
ven. 28 mai 21 Douai 74.8 560 18.19
sam. 29 mai 21 Lille 41.39 147 15.36
dim. 30 mai 21 Lille-Frontière 17.28 36  
France   1348.74 5617 370.04

Bias

Lundi 03 mai 2021

Une première étape un peu longue et un peu dure. Nous avons roulé toute la journée sur une route très fréquentée. Le soleil en continue n'a pas laissé nos batteries se vider. Vigilance orange incendies dans les Landes donc le bivouac comme le camping sont interdits dans le département hors les zones appropriées. Nous allons donc nous poser dans un camping quasi désert.

Sanguinet

Dure étape pour nous deux bien que plus courte. Nous sommes partis avec un sévère "malocu" qui nous rappelle que nous devons adapter nos étapes à notre capacité physique et surtout donner le temps à nos corps de se réadapter à la pratique quotidienne intensive du vélo. C'est d'autant plus difficile quand on n'a pas fait ou peu fait de vélo durant plusieurs semaines voire plusieurs mois. Nos fessiers ont souffert et nous font souffrir, ils sont tout endoloris.

Le mauvais temps et la pluie ont menacé tout au long de la journée. Au camping "Lou Broustaricq", nous choisissons l'option confort en louant un mobilhome pour affronter la pluie prévue dans la soirée et la nuit.

Nous avons rejoint la Vélodysée à Bias et nous faisons cap au Nord.

Arès

Malgré une météo catastrophique, le ciel s'est montré clément. Du ciel bas on est passé aux très gros nuages puis au ciel nuageux entrecoupé de ciel bleu et enfin au franc soleil. Il fait cependant toujours très frais.

Nous avons racourci un peu la distance quotidienne afin d'acclimater nos corps et limiter la duré de douleur quotidienne. Nous ne sommes pas du masochiste.

Après deux visites camping infructueuses nous sommes châleureusement accueillis par Richard, puis Karine au Flowers camping la Canadienne. Ils nous logent dans un mobilhome confortable et surtout chauffé ! Il fait froid.

La pluie annoncée pour la nuit arrive le matin. Nous nous donnons jusqu'à 10 heures 30 pour décider de partir ou rester. La météo est catastrophique. Néanmoins, après le petit déjeuner on se prépare à partir. Vers 10 heures, le ciel remonte d'un étage, nous décidons de partir. Richard nous réserve un autre mobilhome dans un autre Flowers camping. Notre gratitude est immense. Cette chaleur nous réchauffe le coeur.

Carcans

Nous roulons sur la Vélodyssée monotone. Cette partie bien roulante nous offre de grandes lignes droites de plusieurs kilomètres, plates, plates, plates,.... On comprend les voyageurs en train des siècles passés qui décrivaient les Landes comme triste, longue et plate zone plantée de pins à l'infini. Nous ne sommes plus dans le département des Landes mais dans les landes de Gascogne une région plus étendue.

Sur la route peu de soleil et parfois quelques gouttes qui nous mouillent à peine.

Pause déjeuner à Lacanau, sous une ancienne halle au bord de la piste cyclable puis nous allons faire des courses pour le soir.

Claire et Michel nous accueillent fort chaleureusement au Flower camping Médoc Bleu. Le ciel nous voyant à l'abri déverse des seaux, des flaques, des hallebardes, des trombes,... Bref les vannes sont ouvertes et le resteront jusqu'au matin. Tornado et Tornada sont à l'abri sous leurs bâches, Carrito et la charette sous leurs panneaux solaires et nous dans un confortable mobilhome.

Vendays Montalivet

La journée a bien commencé, la pluie a cessé et le ciel s'est éclairci. Nous remercions et saluons Claire et Michel et nous partons. La Vélodyssée est à quelques dizaines de mètres de l'entrée du camping.

La traversée du marais d'Hourtin nous oblige à nous couvrir des moustiquaires pour traverser des nuages de moustiques.

Peu avant la pause déjeuner, Erick me double et fonce. Je suis un peu surprise par sa poussée d'énergie ! Il est déchainé ! J'essaie en vain de le rattrapper, il roule à plus de 27 kmh. Soudain, je vois la roue gauche de la remorque heurter un objet et s'élever vers le ciel. La remorque file sur une roue en zigzagant avant de se renverser entrainant le velo et son pilote au sol. Erick est allongé de tout son long sous le vélo et ne bouge plus. Frayeur. Il se relève grimaçant de douleur. Ouf !

Je lui installe un siège afin qu'il reprenne ses esprits et fasse son bilan physique : plaies et écorchures sur le tibia, au genou, sur la cheville.

Nous dételons et redressons vélo et charette. Bilan : rétro cassé et un profilé alu tordu. Rien d'irréparable ni de bloquant pour la suite du périple.

Arrivée au camping municipal Cap océan où nous louons un mobilhome.

Saint Sulpice de Royan.

Enfin il fait beau, pas très chaud mais beau ! Nous fonçons sur la Vélodyssée très fréquentée avec le retour du soleil. De plus nous sommes le samedi 08 mai, ce qui donne deux bonnes raisons aux autochtones de sortir leurs baskets, vélos, trotinettes et autres engins sur roues ! Et ça roule !

En sortant du camping, nous contournons Euronat, l'immense centre naturiste. Puis nous arrivons à Soulac sur mer, sa verrue du Signal toujours en cours de déconstruction et son front de mer toujours en cours de construction ou plutôt d'aménagement.

Le soleil est de plus en plus présent et pourtant la charge solaire est à zéro, elle reste à zéro. Il y a un problème de toute évidence. Je m'arrête vérifier les branchements avent de touver la panne, une demie-fiche anderson est complètement explosée. Je remplace et bizarrement les watts s'accumulent aussitôt dans la batterie.

La fréquentation de la Vélodyssée s'intensifie au point qu'il devient presque désagréable de circuler. L'incivilité de certains cyclistes m'obligent à freiner, parfois m'arrêter. L'inattention d'autres nécessitent des rappels à l'ordre. Les groupes peuvent être souvent un peu pénibles.

Nous arrivons enfin au quai d'embarquement du bac Le Verdon-Royan. Malgré leurs grandes dimensions nos montures attelées voyagent gratuitement.

Nous débarquons au nord. Nous avons franchi la frontière entre le sud et le nord de la France. Nous abordons la terrae incognitae au nord de la Garonne, Rubicon des occitans de toutes les paroisses.

Après quelques kilomètres et un en-cas* nous arrivons chez nos amis où nous passons le weekend. (*en cas qu'il ne nous donne pas à manger ! (Humour))

La Rochelle

Nous avons passé un merveilleux week-end avec AnnDo et Laurent. Nous avons même pu voir les enfants et les petits enfants mais pas les parents. La pandémie impose de lourdes contraintes sociales. Nous avons fait un repas fruits de mer, pêche et collecte locale pour les huîtres de Marennes. Un véritable festin !

Erick et Laurent sont parvenus à redresser le profilé tordu.

De vrais moments de bonheur partagés.

Merci Anndo et Laurent.

Nous avons quitté Royan ce matin, un peu triste sous un soleil radieux qui est tombé en grosses gouttes quelques kilomètres plus loin avant de réapparaître et rester accroché toute la journée.

Nous sommes passés par Rochefort voir l'Hermione dans son port d'attache.

En tournant et retournant dans Rochefort nous avons allongé le trajet pour La Rochelle d'au moins 15 km. Nous sommes arrivés par l'Est roulé jusqu'au sud pour entrer dans la ville en utilisant le grand pont sur la Charente. Depuis le centre nous sommes repartis à l'est voir l'Hermione, puis en redescendant vers le sud le pont transbordeur et nous sommes passés sous le grand pont. En suivant le fléchage Vélodyssée nous avons contourné Rochefort très au large. Nous avons quitté la Vélodyssée pour filer vers le nord.

Petites routes, départementales peu fréquentées, départementales très fréquentées, nous avons testé un pannel varié des routes Charentaises.

Une belle étape en Charente intime même si on était un peu cuits à l'arrivée à La Rochelle.

La Roche sur Yon

Encore une étape sur la route partagée avec les voitures et les camions. Il faut ajouter un fort vent d'ouest nord ouest froid. Un peu de soleil dont on a du mal à percevoir la chaleur tant le fond de l'air et le vent sont froids.

Nous entrons en Vendée en traversant la Sèvre Niortaise.

Nous avons fait notre pause déjeuner à côté de la Cathédrale de Luçon. Luçon est la ville où l'évêque le plus célèbre de France a exercé son ministère avant de devenir cardinal et ministre du roi de France Louis XIII. Armand Jean du Plessis de Richelieu a transformé cette ville avant de transformer la France.

Peu après Luçon nous avons quitté la route départementale vers La Roche sur Yon pour d'autres départementales plus petites et un peu fréquentées.

La traversée de La Roche sur Yon dans le sens sud-nord est interminable. Heureusement la municipalité a créé des pistes cyclabes et le partage des voies de bus.

Nous nous sommes un moment arrêté sur une très jolie place aux magnifiques bassins peuplés d'animaux extraordinaires.

Nous arrivons à passer entre les gouttes ou plutôt les averses. La route est parfois très mouillée.

Au matin il pleut à seaux. Temps de... à ne pas mettre un cycliste dehors. Nous attendons en scrutant le ciel une éclaircie pour prendre la route.

Pluie + vent + route départementale très fréquentée. Nous attendrons demain, peut-être un temps moins mauvais mais surtout moins de camions sur la route grace au férié de l'ascension. Ça été très dur hier avec le vent et sans la pluie nos bras ont été très sollicités pour tenir les guidons en ligne.

Nous repoussons d'un jour l'arrivée à Nantes.

Nantes

Nous partons avec un temps mitigé. Un peu de ciel bleu et quelques gros nuages pas vraiment menaçants. Nous traversons une immense zone commerciale, artisanale et industrielle au nord de la Roche sur Yon complètement déserte. Paysage pas sympa mais une bonne route bien paisible.

Nous rejoignons une départementale, relativement tranquille ce matin. La circulation se densifie en fin de matinée.

Nous avons de la chance, nous passons à travers les gouttes. Le revêtement de la route détrempé sur quelques centaines de mètres nous indique une averse récente préalable à notre passage.

Nous quittons la Vendée pour entrer en Loire Atlantique.

Peu après notre pause déjeuner, la chance nous quitte, nous essuyons une grosse averse.

Nous aurons le temps de sécher avant d'arriver chez Evelyne et Benoît, soeur et beau-frère d'Erick. Nous resterons chez eux une journée c'est tellement de bonheur en cette période de pandémie de retrouver la famille.

Saint Georges sur Loire

Nous sommes arrivés à Nantes ,jeudi et passé deux jours formidables avec Évelyne et Benoît.

Ce matin nous avons repris la route jusqu'à Saint Georges sur Loire. Temps mitigé toute la journée et énorme averse sur les cinq derniers kilomètres. Il faudrait vraiment que le temps s'améliore. Les saints de glace sont passés. On voudrait un peu de chaleur. Depuis qu'on est parti on a eu deux jours de beau temps. Il pleut et il fait froid.

Nous nous sommes sur la Loire que nous allons suivre jusqu'à Orléans. L'EV6 ou Loire à vélo est super sympa bien qu'avec la pluie certaines parties soient un peu boueuses. Les revêtements sont aussi variés que les paysages. C'est magnifique, il y a toujours quelque chose à voir.

Nous avons fait une longue étape, plus longue que prévue pour arriver à Saint Georges sur Loire parce que nous avons commis beaucoup d'erreurs d’itinéraires et subi de très gros dénivelés épuisants.

Les paysages de campagne, d'élevage et de cultures sont magnifiques. Les petits champs et petites pâtures entourées d'arbres trognés et de haies fournies qui constituent un habitat rêvée pour de nombreuses espèces.

Saumur

Aujourd'hui nous avons eu enfin du soleil et pourtant c'était mal parti. En effet, au moment du départ, ce matin, le ciel nous est tombé sur la tête en grosses gouttes. Nous avons attendu que ça s'arrête sous le porche de l'église de St Georges.

Nous avons rejoint la "Loire à vélo". Plus deux heures pour faire une vingtaine de kilomètres ! En ce dimanche ensoleillé des sportifs de tous poils, tous âges, tous sports,... ont envahi la piste nous contraignant à un train de sénateurs.

A Angers nous avons quitté la piste pour une départementale peu fréquentée et interdite aux poids lourds qui surplombe la Loire sur la "levée". De chaque côté du fleuve deux digues, nommée "levées" ont été dressées pour contenir les nombreuses crues du fleuve. Ces "levées" ont été construites dès le moyen âge afin de protéger habitat et cultures. Elles ont été rehaussées après la crue extraordinaire et dévastatrice de 1856. Ces digues sont de nos jours entretenues et protégées.

A moins de 5 km de l'arrivée à Saumur, le ciel nous est encore tombé sur la tête poussé par un vent violent.

C'est beau la "Loire à vélo", ce doit être génial en été.

Tours

Des châteaux, une belle vélo-route,...c'est la "Loire à vélo".

Premier déluge du jour nous avons trouvé abri dans une église où la dame qui l'entretient nous a raconté son histoire et celle du village.

Deuxième déluge à l'heure du déjeuner, nous avons eu juste le temps de nous précipiter sous la halle de Langeais avant que le ciel ne déverse ses flots. En repartant nous passons au pied du château et traversons le pont remarquable de cette ville. Ce château fort a été construit par Louis XI en 1497 en remplacement de l'ancienne forteresse du Xe siècle construite par le Comte d'Anjou Foulques Nera.

Outre les déluges, de petites ondées nous obligent à garder nos vêtements de pluie. En prime, il fait un peu frais. Vivement le mois de mai ! On me dit dans l'oreillette que nous sommes en mai désolée je nous croyais en mars.

Nous longeons un moment le Cher avant de le traverser et traverser la Loire et entrer dans le centre de Tours.

Troisième déluge nous étions bien à l'abri dans The People Hostel de Tours, une sorte d'auberge de jeunesse municipale prévue pour accueillir les cyclistes. Nous recommandons !

Blois

Toujours des châteaux tous plus beaux les uns que les autres. Châteaux connus, châteaux vus en photo, réminiscences des cours d'histoire et de géographie, merveilles du génie humain, rêves de princes et princesses, architecture phénoménale, folies des grandeurs,... Amboise, Chaumont, Blois,.. c'est un défilé sous nos yeux ébahis. Aujourd’hui, on ne peut que les admirer de loin ou du pied. Demain ils seront tous ouverts aux visiteurs.

Temps gris toute la journée et pourtant même sans soleil, nous avons adoré ses paysages. Champs de céréales, de lin,...vignes, prairies,... tous les verts de la palette servent d'écrins à une multitude de fleurs dans les prairies et les trop rares champs non traités.

Jolis petits villages traversés avec une profusion de fleurs, dans les jardins, sur les balcons et bords de fenêtre.

Orléans

Agacement en longeant une centrale nucléaire. En passant très très de cette centrale comme de celle de Golfech près du Canal des 2 mers, à chaque fois, je m'agace sur cette dangereuse production d'électricité.

Esthétique ? Intégrée au paysage ? Non polluant ? Recyclable ? Silencieux ?

On s'oppose aux champs d'éoliennes parce qu’ils sont inesthétiques, qu'ils ne s'intègrent pas au paysage, que les éoliennes polluent à la construction et ne sont pas recyclable. Qu'elles sont bruyantes et perturbent voire tuent des oiseaux.

Passez très près d'une centrale nucléaire vous verrez que c'est ce qu'il y a de pire en matière de pollution :

  • des millions de tonnes de béton et de métaux polluants à la mise en œuvre et non recyclable

  • prise d'eau et rejet d'eau chaude dans fleuve modifiant l'écosystème.

  • rejet de vapeur dans l'atmosphère.

  • recyclage des déchets nucléaires : toujours pas de solution sauf laisser à nos descendants d'énormes bombes à retardement

  • recyclage de la centrale : bâtiments, structures métalliques, cœurs de réacteurs,...

Je suis souvent passée à travers des champs d'éolienne, en Espagne notamment : pas plus bruyant que cette centrale nucléaire.

En cas de tsunami, tempête, tremblement de terre, erreur humaine, attentat,... la destruction d'un champs d'éoliennes tuera quelques plantes et animaux sur place mais pas toute vie dans un rayon d'au moins 50 km.

Moi je dis TOUT sauf le nucléaire !

A Orléans nous quittons la "La Loire à vélo". Malgré une météo peu favorable, le peu qu'on en a vu nous a enchanté ! Nous ne pouvons que recommander ce bel itinéraire cyclable qui conviendra parfaitement aux débutants du voyage à vélo et aux enfants même petits. Les étapes doivent être courte pour avoir du temps pour les nombreuses visites ou simplement flâner ou admirer un paysage ou scruter la faune ou bavarder avec les locaux... Il faut prendre le temps des digressions pour aller voir et visiter les sites en dehors de l'itinéraire principal.

Les revêtements de la piste sont variés du très bon et beau revêtement bien intégré au paysage, graviers tassés, bitume, terre.battue, pavés très anciens que je hais, pavés modernes lisses très glissants sous la pluie. Les bons revêtements sont très largement majoritaires. Pas de difficultés majeures pour les chicanes nous avons rarement poussé nos attelage pour passer.

Aujourd'hui nous avons pris notre premier café en terrasse ! Comme cela fait du bien et nous réchauffe le cœur par cette journée grise et pluvieuse.

Malesherbes

Un jour sans pluie ! Frais mais sans une goutte ! Gris mais sans une goutte.

La traversée de la ville d'Orléans du sud-ouest au nord est fut longue, peu agréable et très stressante.

Après cette véritable purge matinale nous avons, peu après Semoy, trouvé une jolie et agréable route forestière dans l'immense forêt domaniale d'Orléans. Puis une autre route forestière un peu plus dégradée. Puis une autre route forestière non revêtue avant de nous retrouver vélos en main à pousser nos attelage sur un chemin marécageux à l'herbe haute.

Nous avons arrêté de suivre les préconisations du GPS et nous avons pris l'option routes départementales. Pas hyper larges, pas hyper fréquentées et pas beaucoup de gros camions. Même pas eu peur, tous les motorisés nous doublent très au large.

Peur d'abîmer leurs précieux bolides en frôlant nos remorques ou peur de nous culbuter ? J'hésite pour la réponse.

Nous sommes à Malesherbes au nord de Pithiviers.

Fontenay Trésigny

Quelques gouttes de pluie afin que nous ne l'oublions pas et quelques rayons de soleil pour preuve de son existence §

La majeure partie de notre itinéraire du jour en direction du Nord nous a fait emprunter de jolies petites départementales dans la forêt de Fontainebleau.

Nous sommes passés par Barbizon le villages des peintres impressionnistes dont le plus illustre Millet aurait trouvé là l'inspiration de son Angélus et des Glaneuses.

Nous sommes passés devant le sinistre Manoir des roches où dans une vie antérieure j'avais été convié par mon entreprise à l'un de nos séminaires bimestriels.

Nous avons franchi la Seine à Melun. A la sortie de cette ville nous avons du prendre la D636 qui devient très vite N36 sur environ vingt kilomètres. Une route nationale plutôt étroite, très dégradée et très fréquentée.Pas de bandes d'arrêt d'urgence, juste une bande, autrefois, blanche au raz de l'herbe. Très très pénible cette partie.

Notre périple du journous a fait passer sur 3 départements, le Loiret, l'Essonne et la Seine et Marne.

Villers Cotterêts

Nous avons roulé entre les nuages pour à la fin prendre une petite averse à l'arrivée.

Nous avons franchi la Marne et longé le joli canal de l'Ourcq pas très cyclable.

Les routes dans ce coin de France souffrent d'un criant manque d'entretien y compris les nationales. J'ai explosé 4 rayons et je n'en avais que 3 dans mes bagages. Nous avons dû faire marche arrière pour trouver un vélociste à Meaux et... faire les changements nous mêmes faute de mécanicien dans la boutique.

Nous enfin arrivés à Villers Cotterêts dans la famille d'Erick. Nous allons y rester 2 ou 3 jours, nettoyer et réviser nos attelages.

Saint Quentin

Belle étape en Hauts de France sous le soleil. Nous avons quitté Villers Cotterets pour Saint Quentin par de petites routes départementales. Nous avons traversé beaucoup de jolis petits villages. Nous sommes dans une zone de vifs combats des 2 guerres, les mémoriaux pullulent.

Une crevaison encore pour Carrito. Ses pneus seront changés prochainement !

Une tarte au maroilles pour se sustenter à midi. Local et délicieux.

Nous avons longé le beau canal de l'Oise un moment.

Les maisons ont peu à peu changé d'aspect la brique se substitue désormais à la pierre.

Douai

Aujourd'hui , nous avons roulé sous le soleil le matin, sous les nuages l'après-midi avec une douce température toute la journée. Nous sommes désormais dans le Nord, le vrai !

Nous avons commencé la journée par la traversée de Saint Quentin. La départementale rectiligne ondule au gré des nombreuses ondulations du paysage. D'immenses champs de pommes de terre jalonnent la route.

Toujours beaucoup de monuments mémoriaux en hommage aux soldats de toutes nationalités tombés au combat pendant les deux dernières guerres, des cimetières militaires et des vestiges de constructions guerrières. Le sang a beaucoup coulé, beaucoup de jeunes hommes sont morts. C'est très impressionnant et émouvant.

Nous avons découvert les béguinages, nombreux dans cette région. Une excellente alternative à la maison de retraite !

J'ai perdu la clavette de l'attache de Carrito, heureusement nous en avions une de rechange !

Lille

Courte étape aujourd'hui pour avoir du temps pour visiter un peu Lille.

Nous avons eu la "chance" de goûter aux pavés, longé des canaux, traversé de beaux villages, une très belle étape.

Nous avons déambulé dans les rues du Vieux Lille ou nous logeons cette nuit.

C'est une très belle ville, très agréable. Le soleil était de la partie accompagné de la douceur de la température.

De Lillle à la frontière belge

Nous avons vécu une belle journée de notre voyage.

Agréable d'abord. Nous avons quitté Lille, sous le soleil et la douceur, en suivant la Deule canalisée en passant entre autres près d'une colonie d'oies d'évidence accoutumées au passage des cyclistes Nous avons quitté la rivière pour franchir la frontière et entrer en Belgique.

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