Aller : voie du Nord

La voie du nord conduit à St Jacques de Compostelle en longeant la côte atlantique. Cette voie a été tracée par les pèlerins du IXème au XIIème pour aller à St Jacques de Compostelle en traversant des royaumes chrétiens. La majorité de la péninsule ibérique était occupée par les maures. C'est donc la plus ancienne voie de pèlerinage à Saint Jacques pour les pèlerins de toute l'Europe du Nord.

Etapes :

Etapes Km Hébergement * Autres
Castets 65 Ancien camping 2  
Capbreton 48 Camping La civelle 2 Gros orage soir
Biarritz 39 Camping Pavillon royal 4 Gros orage soir
Irun 36 Albergue municipale    
San Sebastien 27   5 Dure la montée à Jaizquibel – Train jusqu'à Bilbao
Bilbao   Albergue Moon Hostel Bio  
Onton 32 Albergue Tu camino 4  
Santoña 38 Albergue juvenil 5  
Santander 32 Albergue Santos Mártires 4  
Comillas 50 Camping Comillas 2  
Llanes 49 Albergue La Casona del Peregrino 5  
Colunga 54 Camping Costa verde 4  
Gijon 48 Albergue municipale Camping Deva 3  
Aviles 37 Albergue Pedro Solis 3  
Cadavedo 60 Casa de Peregrinos Covi y Peter 4  
Navia 45 Albergue San roque 5  
Lourenza 60 Albergue de Xunta Galicia 3  
Baamonde 65 Albergue de Xunta Galicia 4  
Boimil 43 Albergue de Xunta Galicia 4  
Monte do Gozo 55 Albergue de Xunta Galicia 4  
Santiago 7 Albergue Seminario menor 4  
 

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Top départ !

29 juin - 02 juillet 2018

Vendredi 29

Louis est en vacances depuis quelques jours, il s'est reposé 3 jours et nous avons attaqué les préparatifs. Nous avons nos crédentiales dans nos sacs,tout est prêt pour le départ depuis hier soir.

Un gros bisou et un gros câlin à maman et c'est parti !

1ère étape dans nos Landes, nous partons par des routes très connues de nos montures ! Très belle journée, il fait beau et chaud. Nous empruntons de belles petites routes secondaires pour tracer droit sur le camping de Castets.

A l'arrivée, aucune indication sur le Camping. Renseignements pris à l'Office de tourisme, le camping municipal est fermé cette année, car il va etre déplacé sur un autre site.

Munis de provisions pour le dîner, nous nous dirigeons vers la base nautique avec l'intention d'y bivouaquer et, en chemin, nous rencontrons le camping (ancien). Nous choisssons notre emplacement, ils sont tous libres ! L'herbe n'est pas tondue, les haies ne sont pas taillées, l'eau est coupée, il n'y a donc pas de sanitaires mais la rivière est à côté.

Repas, bain dans la rivière, et dodo !

Samedi 30

Nous arrivons à Capbreton par la Vélodyssée que nous allons essayer de garder jusquà Irun. Nous nous installons au Camping des Civelles. Le ciel nous tombe un peu sur la tête et notre tente est un peu dans un trou qui se remplit très, très vite ! Avant que nos matelas ne se mettent à flotter, nous déménageons quelques mètres plus loin.

Dimanche 01

Nous faisons étape au Camping du pavillon Royal. Un emplacement un peu en hauteur, et cest tant mieux, car le ciel nous tombe encore sur la tête en fin d'après midi.

Lundi 02

L'étape nous conduit par la Corniche des Basques jusqu'à Irun. Très belle étape sous un chaud soleil et un dénivelé qui s'amplifie. Je propose de prendre le train jusqu'à Bilbao pour éviter les gros dénivelés du Pays basque. Mes acolytes s'offusquent "on fait tout à vélo !"

1er refuge pour Louis ! Nous dormons avec nos vélos dans un semi sous-sol. pas top pour un premier contact avec les albergues de peregrinos.

Irun - San Sebatian - Bilbao

Mardi 03 juillet 2018

Nous entrons dans le vif du sujet de la traversée du Pays basque et donc des gros dénivelés ! Le 1er mur à escalader c'est Jaizquibel. Avec le moteur ça va, ça monte bien ! Pour Louis, c'est plus compliqué. Erick prend Petit Tonnerre qu'il connaît bien puisque c'est son ancien vélo. Le trio arrive au col. Nous ne voyons rien dans le brouillard, il ne peut plus et néanmoins, il "brouillasse".

Après plus de 550 mètres de dénivelé positif, mes équipiers sont en train de repenser au train et en arrivant à San Sebastian nous dirigeons vers la gare pour nous informer. 20 minutes plus tard le train s'ébranlait et nous étions dedans !

Arrivée à Bilbao, recherche de l'auberge, installation...

Ontón

Mercredi 04 juillet

Le temps est maussade lorsque nous quittons l'auberge à Bilbao. nous longeons, la ría de Bilbao par la rive droite sur une piste cyclable avant de la traverser par le pont de Biscaye. Bac suspendu, pont suspendu ? Ce pont transbordeur construit fin du XIXème siecle eest une curiosité et un monument historique toujours très utilisé.

Nous longeons le port pour rejoindre Zierbena et Pobeña. La pluie arrive, c'est sous des trombes d'eau que nous nous arrêtons à Ontón, à la délicieuse Albergue Tu Camino. Nous sommes merveilleusement bien accueillis par Maria José et Giuseppe. Repas pris en commun préparé par Maria José. L'auberge est pleine comme un oeuf, nous dormons tous les 3 dans é lits accolés afin de faire de la place pour des marcheurs "rincés" !

Santoña

Jeudi 05 juillet

Le temps s'est un peu amélioré, il a plu moins fort, cependant le soleil est rare ! Nous passons la très belle petite ville de Castro urdiales où nous comptions faire étape hier.

Nous longeons la côte pour atteindre Laredo. Laredo est une petite ville balnéaire. La piste cyclable longe le long paseo entre mer et immeubles. Au bout du paseo, el ponton, lieu d'embarquement, sur la plage, pour traverser la ría et arriver à Santoña.

Nous prenons nos quartiers à l'auberge de jeunesse, nous partageons la chambre avec é jeunes marcheuses suisses.

Santander

Vendredi 06 juillet

Le temps s'est amélioré, il ne fait pas très chaud, le soleil est présent.

Nous quittons Santoña en traversant un parc naturel constitué de marais, lieu de prédilection pour la nidification d'une multitude d'oiseaux.

Nous prenons une petite route, le long de la mer qui finira en chemin un peu boueux suite aux pluies des derniers jours. La côte est splendide, nous passons près d'une plage fréquentée par les surfeurs.

A Somo, nous embarquons pour Santander. L'auberge est à deux pas de la Cathédrale que nous allons visiter.

Comillas

Samedi 07 juillet

Le temps s'est enfin amélioré, il ne fait pas trop chaud et il fait beau. Cette belle étape nous fait cumuler un dénivelé positif de plus de 740 m. Nous déjeunons dans la très belle ville de Santillana del Mar que nous visitons.

Nous traversons Cobreces sans nous arrêter.

Nous arrivons à Comillas, très jolie petite ville. La petite albergue est pleine, nous allons donc au camping.

LLanes

Dimanche 08 juillet

Nous sommes dans les Asturies. Nous quittons Comillas et au passage admirons la tour Caprico construite par Gaudi.

Nous longeons la côte et passons à San Vicente de la Barqueira et son château.

Toujours en longeant la côte nous arrivons à Llanes où nous faisons étape dans une très belle albergue "la Casona del peregrino" au coeur de la ville.

Nous goûtons,enfin, au cidre asturian. Un petit plaisir délicieux.

Dénivelé positif de 445m.

Colunga

Lundi 09 juillet

La météo reste très correcte, beau et chaleur modérée.

Nous avions prévu de faire étape à La Isla mais l'auberge était fermée, nous poussons donc jusquà Colunga où nous espérons trouver à nous loger bien qu'il n'y ait pas d'albergue.

Les paysages sont sublimes et le dénivelé reste conséquent, nous avons monté 566 m et descendu tout autant.

A Colunga pas d'hébergement disponible, nous prolongeons donc notre étape jusqu'au camping en bord de mer. C'est la fête, il y a beaucoup de monde et donc beaucoup de bruit.

Gijón - Avilés

Mardi 10 juillet

Nous nous sommes un peu éloigné de la côte bien qu'elle ne soit pas très loin.

Erick a vu un truc bizarre sur ma roue et en effet, j'ai une belle hernie sur mon pneu arrière. En faisant très attention et avec un peu d'inquiétude nous arrivons à Villaviciosa où je pourrais changer mon pneu.

Nous poursuivons, jusqu'à l'étape prévue au camping Deva près de Gijón. c'est là qu'est l'auberge municipale de pèlerins.

Mercredi 11 juillet

Petite visite de Gijón et poursuite de la route vers Avilés. L'arrivée se fait par une piste cyclable le long de la ría.

Déjeuner au coeur de la vielle ville et traversée d'Avilés pour arriver à l'auberge.

Cadavedo - Navia

 

Jeudi 12 juillet

La météo nous est toujours favorable. L'humeur de notre petit fils s'est aussi améliorée après un passage un peu orageux pendant quelques jours fort heureusement car notre périple s'en serait trouvé largement écourté. Erick et Louis ont convenu de partager tornado, motorisé, et Petit Tonerre, non motorisé.

Aujourd'hui, encore, on longe l'océan. de temps à autre on voit en contrebas de belles petites criques et de belles petites plages qui donnent envie. Elles sont tout en bas et qui dit descendre dit remonter ! Avec le dénivelé quotidien que nous avons, aujourd'hui 916 m en positif et 834en négatif, l'envie de tremper les orteils passe très vite !

A l'arrivée à Cadavedo, nous nous arrêtons au bar où des pèlerins nous informent que l'auberge municipale est complète. Nous n'irons pas nous en assurer et préférons nous rendre à une petite auberge privée derrière le bar où, bien accueillis, nous trouverons les lits qui nous sont nécessaires.

 

Vendredi 13 juillet

Encore et toujours l'océan à notre droite et toujours de magnifiques petites criques bien tentantes.

L'étape était presque plate avec seulement 436m de dénivelé positif et 518mètres de dénivelé négatif.

Louis a encore crevé, son pneu est dans un état pitoyable. Après avoir pris nos lits dans la magnifique Allbergue San Roque, nous partons Erick et moi avec la roue de Petit Tonnerre pour aller faire changer le pneu. Le vélociste près de l'albergue a décidé de prendre un weekend prolongé et n'ouvrira pas cet après-midi. Le deuxième vélociste est à 5 km à la sortie de al ville, nous nous y rendons et revenons avec un pneu neuf et une béquille neuve pour Tornado.

Lourenza

Samedi 14 juillet

Nous quittons Navia et passons devant notre vélociste, fermé à cette heure matinale ! Nous nous éloignons de la côte, toujours sur la nationale, toujours désertée, jusqu'à Ribadeo où nous retrouvons l'océan. Un immense pont autoroutier traverse la ría. en 2007, il était encore en chantier et nous avions pu passer. Là, nous sommes contraints, pour éviter un long détour, d'emprunter un étroit passage bien sécurisé le long de l'autoroute.

Nous sommes entrés en Galice.

Quelques kilomètres plus loin, toujours sur la nationale, nous quittons la côte pour plonger plein sud vers notre destination.

En cherchant l'albergue, nous nous sommes séparés.Je m'arrête pour laisser passer une voiture sans poser le pied et comme un 2 roues ne tient pas seul, en équilibre, je chûte gentiment sur le macadam. Bleu et égratignures mais rien de grave si ce n'est une blessure d'amour-propre !

Nous faisons étape à Lourenza, dans notre première albergue gérée par la Xunta de Galicia.

Baamonde - Boimil

Dimanche 15 juillet

Gros dénivelé au départ de Lourenza et encore plus gros à Mondoñedo. 950 m au total de dénivelé positif dont près de 700m sur quelques kilomètres à Mondoñedo. Le gros de l'étape se fera quasi sur du plat.

Grande et belle auberge de la Xunta. Beau bâtiment et beau jardin. Elle est cerné par 2 bars. Dans l'un d'entre eux, nous dînons en regardant l'équipe de France de foot devenir championne du monde. D'autres pèlerins français sont là aussi, dont Frédéric et Pierre, père et fils en route pour Compostelle à pied.

C'est peut-être en prévision que nous avons confectionné un magnifique bouquet pour orner ma Tornada. Le vase n'a jamais manqué de fleurs mais celui-ci

 

Lundi 16 juillet

Sans doute Boimil sera notre dernière étape avant Saint Jacques de Compostelle.

Le chantier de l'autoroute en construction, nous a quelque peu dévié et égaré, mais notre étape dans la campagne gallicienne nous enchante.

Jusqu'à Sobrado do Monxe, nous sommes sur le Camino del Norte traditionnel, au-delà nous empruntons une variante qui nous évitera de rejoindre à Arzúa le Camino Francés. a Sobrado nous visitons le Monastère et des provisions pour le repas du soir car à boimil, il n'y a ni restaurant, ni bar, ni épicerie.

Bien installés dans la magnifique albergue, je m'apprête à aller préparer le repas quand nous voyons débarquer Frédéric et Pierre. Nous partagerons notre repas dont j'ai doublé la dose pour que chacun puisse être rassasié et leur éviter " bons kilomètre à pied supplémentaires pour aller se sustenter.

Dénivelé positif 486 m et négatif 429m.

Monte do Gozo

Mardi 17 juillet

Ce qui aurait dû être une étape tranquille avec peu de dénivelé s'est transformé en dure étape, parfois, sur de mauvais chemins et gros dénivelé cumulé de près de 800 m. Encore une fois, le chantier de l'autoroute en construction nous a été fatal. Nous avons suivi les flèches jaunes jusqu'à une immense tranchée où manoeuvraient d'énormes engins. Nous avons eu l'impression de tourner en rond jusqu'à ce que je trouve une indication pour rejoindre Salceda, sur le chemin français.

Nous nous sommes arrêtés casse-croûter près d'une joile petitte chapelle au milieu de nulle part. elle est entourée de chênes sous lesquels nous avons trouver de magnifiques cèpes. Nous n'avons cueilli que les plus jeunes et les plus fermes en espérant que le trajet restant et la chaleur ne les fassent pas se décomposer. Je les ai séparé et bien rangé dans un sachet papier et délicatement entreposés dans la glacière (qui n'en a que le nom !)

Au passage nous avons pu admirer de magnifiques petites vaches aux très beaux yeux et splendides cornes en forme de lyre.

La nature est belle et généreuse et nous enchante chaque jour.

Après courte pose à Lavacolla, contournement de l'aéroport et re-chantier, nous sommes enfin arrivés à la Chapelle San Marcos, au monte do Gozo, à côté de laquelle a été construit le monument à la gloire de Jean Paul II, en 1989, pour célébrer sa venue aux JMJ.

Le Monte do Gozo, c'est le Mont de la Joie, ainsi nommé car de là on voit les flèches de la Cathédrale.

Pour Louis, c'est vraiment le Mont de la Joie. Sa joie est immense, il y EST, il est arrivé, il a réussi ! Les peines, les fatigues, les "ronchonneries",... sont publiées, seule la joie irradie son visage.

Pour nous qui l'avons accompagné dans son projet, jusque là et ça n'a pas été tous les jours roses, c'est un vrai bonheur de le voir si HEUREUX !

Nous allons nous poser là et nous irons demain à Saint jacques de compostelle, frais et dispos.

Au refuge, après le rite quotidien du décrassage, j'ouvre la glacière pour voir si je dois aller acheter des oeufs pour une omelette aux cèpes ou acheter autre chose pour dîner. Ils sont intacts !

Les gars sont morts, je vais seule, à vélo, à l'épicerie acheter de quoi nous sustenter en plus de l'omelette.

Après notre délicieux dîner qui a embaumé toute l'albergue, nous sommes aller faire quelques pas avant de dormir et apercevoir tout en bas les lumières de Saint Jacques !

Santiago de compostela ! Saint Jacques de compostelle

Mercredi 18 juillet

Tranquillement nous effectuons les 5 km qui nous manquaient pour arriver, tôt le matin, place de l'Obradoiro, quasi déserte à cette heure. Louis est muet, l'émotion est à son comble. La Cathédrale, immense, majestueuse, se dresse devant nous. A notre gauche, le Parador, palais des rois catholiques, à droite, le collège Saint Jérôme et derrière nous, l'ancien Séminaire Majeur, occupé par le Conseil de Saint Jacques. Au centre de la place où nous nous trouvons se trouve la coquille. Petit à petit, les pèlerins affluent, à pied, à vélo. La même expression faîte de joie et de mélancolie se lit sur tous les visages. Joie d'être arrivé et mélancolie d'avoir terminé cette belle aventure humaine.

Nous allons au bureau du pèlerinage, récupérer nos Compostela, attestation de notre arrivée à Saint Jacques.

Nous allons poser nos vélos, praza do Praterias et allons vister la cathédrale avant que la foule l'envahisse. Nous ne verrons pas le portail de la gloire, toujours en chantier. Le dôme est aussi en chantier, une réplique plus petite et sans doute plus légère du Butafumeiro (encensoir géant) y est suspendu. Sans doute encore, à cause du chantier nous ne le verrons pas en action. La Saint Jacques, est dans une semaine, les préparatifs de la fête vont bon train. Les ouvriers mettent les bouchées double pour que tout soit prêt pour ce grand jour.

Louis est ébahi par l'ampleur de ce monument érigé à la gloire de Saint jacques, la richesse des rétables, la slendeur des statues, la magnificience du reliquaire de Saint Jacques,...

Après la visite, nous assistons à la messe des pèlerins, sans le botafumeiro.

Nous déjeunons et partons au Seminario minor (petit séminaire) prendre nos quartiers pour les é nuits suivantes.

Louis voudrait retourner au centre pour acheter le cadeau d'anniversaire de sa mère, mais nous ne sommes pas très motivés. Nous nous reposons et allons faire des provisions pour préparer le dîner.

 

Jeudi 19 juillet

Nous partons tôt pour acheter le cadeau en visitant la ville.

Nous repartons à la Cathédrale pour la messe des pèlerins et toujours pas de Butafumeiro.

Nous rentrons en passant par le marché, tout près du séminaire : saint-jacques, poulpe, légumes, fruits, pain, fromage... Au séminaire, nous nous précipitons à la cuisine préparer et manger !

Repos l'après-midi et préparation du départ demain.

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