Retour : Camino Francés

Le Camino Francés est le chemin le plus emprunté par les pèlerins depuis la seconde moitié du XIIème siècle. De nombreux monuments ont été construits sur tout le chemin : ponts, monastères, hôpitaux pour pèlerins,...

 

 

Etapes :

Etapes Km Hébergement * Autres
Santiago     4  
Melide 55 Albergue de Xunta Galicia 4  
Portomarin 40 Albergue de Xunta Galicia 4  
Triacastela 49,5 Albergue de Xunta Galicia 4  
Pereje 48 Albergue municipal 5 Lits "blanche neige et..." -Truite mémorable
Riego de Ammbros 41 Albergue municipal 5 Olivier l'hospitalier cuisinier
Astorga 53 Albergue Siervas de Maria 2 La pire des albergues
Leon 52 Albergue San Tomas de Canterburry 4  
Calzada del coto 50 Albergue San roque 4 Manolo hospitalier et Djamel
Villalcazar de Sirga 55 Albergue municipal – Ordre de Malte 5  
Hontanas 56 Albergue Santa Brigida 4  
Cardeñuela Riopico 55 Albergue municipal 5 Visite de Burgos - Rencontre avec Jean baptiste et Claire
Viloria 49,5 Albergue Parada Viloria 5 Super paella
Viana 78 Alberguería Andrés Muñoz 4  
Cirauqui 53 Albergue Maralotx 5 Tout en haut du village
Arre 58 Albergue de la Trinidad de Arre 4 Belle traversée de Pampelune
Roncesvalles 43 Albergue de la Real Colegiata 4  
Saint Palais 58 Maison Franciscaine Saint Palais 5  
Amou 53 Gîte La Ruche 2  
Maison 62      

 

Melide - Portomarín

Vendredi 20 juillet

Ca commence bien ! Tornada a un rayon cassé, nous ne l'avions pas vu § Changement du rayon avant de quitter le séminaire.

En sortant de la ville, peu avant la grosse montée au Monte do Gozo nous sommes dépassés par un cheval affolé qui galope sur la route la selle sous le ventre. Erick l'arrête et ses propriétaires viennent le récupérer.

Dure la montée au Monte do Gozo, nous reprenons à l'envers le chemin pris à l'aller. Aprèe le contournement de l'aéroport, nous récupérons la nationale que nous allons suivre jusqu'à Melide.

Pause à O Pedrouzo

Etape avec un gros dénivelé positif de près de 800m et équivalent en descente.

 

Samedi 21 juillet

On repart par la nationale que l'on quitte enfin après Palas de Rei pour emprunter une petite route qui nous conduit à Ligonde où nous faisons une pause et surtout la rencontre d'un groupe de "cousins" Quebecquois avec lesquels nous conversons gaiement. Nous déjeunons à Venta de Narón et reprenons la route jusqu'à l'albergue de Portomarín.

La ville de Portomarín, initialement au creux d'une belle vallée, a été détruite et reconstruite sur la colline pour faire place à une énorme retenue d'eau. L'église Saint Nicolas du XIIème siècle a été déplacée, pierre par pierre. On peut encore voir la numérotation.

Nous avons la chance d'assister à un concert donné par des pèlerins coréens qui jouent de drôles d'instruments.

Dîner italien dans un petit restau sympa !

Triacastela

Dimanche 22 juillet

Très belle étape dans la campage Gallicienne qui nous fait passer par Sarria et par Samos, où l'on a pu admirer le Monastère, l'un des plus important de galice et l'un des plus ancien puisqu'il existe depuis le VIème siècle.

Après plus de 800m de dénivelé positif, on arrive enfin à Triacastela... au pied du Cebreiro, l'un des 3 points culminants du Camino Francés.

Pereje

Lundi 23 juillet

Le ton est donné dès la sortie de l'albergue, on monte à la route qui monte, qui monte... En quelques 10 km on monte de plus de 800m. La pente est signalée à 7% sur plusieurs kilomètres. plus on s'élève, plus l'horizon s'élargit et le paysage que l'on peut embrasser du regard est magnifique composé de bois, de petits villages, de champs,de pâtures,...

Pause à Fonfría, pour se sustenter et on atteint le Alto do Poio à 1335m puis le Alto do San Roque à 1270 m où l'on rencontre un drôle de pèlerin !

On descend à O Cebreiro, lieu de la pause déjeuner et visite touristique. O cebreiro, ses pallozas (maisons modestes et granges couvertes de paille). L'église Santa Maria A Real est remarquable pour 2 raisons. La première est une statue du XIIème siècle en bois polychrome représentant Marie reine tenant Jésus sur ses genoux

Ce lieu est surtout célèbre pour le miracle eucharistique qui eut lieu dans l’'église Santa María la Real. L'’histoire se passe au XIIIe s., au cours d’'un hiver particulièrement rude, alors que la neige ensevelissait le Cebreiro et que le vent cloîtrait chez eux les habitants. Un paysan des environs voulut à tout prix se rendre à la messe à laquelle il assistait tous les jours. Il faillit mourir en chemin et arriva exténué à l’'église. En le voyant, le prêtre pensa : "Quelle folie que de risquer sa vie pour un peu de pain et de vin !" Au même instant, l’'hostie se changea en chair et le vin en sang. Depuis lors, on conserve le calice et la patène, ainsi que la chair et le sang.

La descente du Cebreiro est particulièrement raide et se fait sur une mauvaise route qui nous contraint à freiner beaucoup. Le freinage a sans doute fait surchauffer la jante de la roue arrière de Tornado provoquant l'éclatement de la chambre.

Plus de chambre en réserve, donc interdit de réiterer.

Tout en bas, on quitte la Galice pour entrer en Castilla y León. En longeant le Valcarce sur la nationale déserte, nous arrivons à Pereje, notre étape du jour. Le Valcarce est une belle rivière tumultueuse à l'eau limpide et poissonneuse.

L'auberge municipale de Pereje est étonnante ! Quand on est entré dans le dortoir nous sommes entrés dans la maison des 7 nains. 2 rangées de petits lits bas en bois avec chacun sa table de nuit en bois assorti, les couvertures bien pliées, posées au pied de chaque lit.

La belle et jolie maison bien restaurée offre, à l'arrière, un beau jardin, bien aménagé pour satisfaire les pèlerins les plus exigeants §

Pereje est un village où vit, seulement, une dizaine de personnes à l'année. Il y a un bar qui sert à manger. Le bar-restaurant, ouvert de 6h à 22h, vit avec les pèlerins. J'y déguste une énorme truite pêchée le jour même dans la rivière, merveilleusement bien cuite à la plancha. Un délice ! Erick et Louis avaient choisi un hamburger !

Ce village restera, une étape marquante dans nos mémoires pour tout cela et aussi sa beauté.

Riego de Ambrós

Mardi 24 juillet

Au départ de Pereje, on longe le Valcarce sur la nationale déserte, jusqu'à Villafranca del Bierzo. Ville franque qui marque la fin du pèlerinage pour ceux qui ne peuvent poursuivre jusqu'à Compostelle. En passant la Puerta del Perdón de l'’église Santiago  les pèlerins qui ne pouvaient poursuivre recoivent les mêmes indulgences que s'’ils avaient été jusqu’'à Compostelle.

Nous poursuivons, toujours au soleil et toujours sur du plat jusquà Ponferrada. Direction Decathlon pour se réapprovisonner en chambres à air puis visiter le Château des Templiers. Pendant la viste je garde les vélos, au frais, à l'ombre en sirotant un Coca bien frais.

Deuxième halte au refuge des pèlerin San Niclas de Flü, dans un ancien Carmel. j'emmène Louis visiter la chapelle pour voir la magnifque peinture de la coupole qui retrace le Camino Francès.

Naturellement, après une bonne petite montée nous arrivons à Molinaseca où nous déjeunons et où nous comptons remplir nos portes monnaies de liquide. Pas un distributeur ! Nos fonds devraient nous permettre de franchir la prochaine étape. Enfin nous l'espérons !

Là, démarre l'ascension vers la Croix de Fer, sur environ, 4 km, nous essuyons un dénivelé positif de près de 500m pour arriver à Riego de Ambrós. L'accueil, très chaleureux, d'Olivier nous réconforte. De plus, il nous propose la demi-pension pour un tarif qui entre dans notre budget. Nous n'avons plus d'argent, demain sera un autre jour !

La soirée est chaleureuse, nous partageons le dîner et le rufuge avec 2 cyclistes hollandais et Alice, une pèlerine franco-suisse septuagénaire.

Délicieux repas et délicieuse soirée. Richesse des échanges.

Astorga

Mercredi 25 juillet

Olivier nous a prévenu : 7 km d'ascension dure dont 1,5 km à plus de 10%. plus de 650m de dénivelé positif.Nous le savions, c'est pourquoi, nous avions choisi l'option de Riego de Ambrós qui nous permet de couper cette ascension et de faire la partie la plus raide à la fraîche, le matin ! Dire que c'était dur est un euphémisme ! très, très dur jusqu'à El acebo et très dur après quasi jusquà Manjarin ou vit toujours Thomas, le Templier ! Grande figure du chemin depuis des années.

Enfin nous arrivons à la Croix de fer où nous ne dérogeons pas à la tradition en déposant notre pierre.

La Croix de Fer marque, pour nous, le début de la descente. Nous faisons halte à Foncebadón, que je peine à reconnaître tant le lieu a changé depuis mon dernier passage. Pas âme qui vive et un hameau en ruine en 2001, aujourd'hui, hôtels, bars, restaurants, auberge de pelerins, routes goudronnées ou cimentées. Impressionnant ! Cela montre la puissance économique du pèlerinage en Espagne.

Nostalgique, je fais le crochet par Rabanal del camino que mes compagnons pressés par la vertigineuse descente ont négligé; Souvenirs, souvenirs ! j'y avais fait halte.

Enfin on arrive à Astorga. Passant devant , la Cathédrale, le Palais épiscopal construit par Gaudi, les vestiges romains... on atteind le refuge. Le pire, jusqu'ici, de part la mauvaise qualité de l'accueil qui s'amplifiera au changement d'équipe. Alice, rencontrée à Riego de Ambrós, nous l'avait dit, j'avais du mal à y croire, mais on a vraiment vu le pire !

On part visiter la Cathédrale et s'approvisonner pour le dîner. Le prix d'entrée exhordbitant 6 Euros par personne avec la réduction pèlerin ! 18 euros pour nous 3 ! Nous renonçons.

idem pour le Palais Episcopal !

On achète de quoi se sustenter et on rentre à l'albergue. La cuisine est sous dimensionnée ce qui m'oblige à m'imposer pour faire cuire notre pitance, Erick fera de mëme pour la vaisselle.

Une albergue à oublier, très vite !

León

Jeudi 26 juillet

La nationale n'est plus déserte du tout, elle est même fort fréquentée car longée par une autopista. Les autopistas sont payantes à la différence des autovías qui sont gratuites.

Pause et visite d'Hospital de Órbigo et notamment le pont du XIIIème siècle dont on peut voir encore aujourd'hui 19 arches.

Nous arrivons enfin à León, place San Marcos, où nous attendait notre copain le pèlerin face au monastère San Marcos transformé en Parador, aujourd'hui en cours de restauration intérieure et extérieure.

Visite de la très belle Cathédrale, elle aussi payante et installation à l'albergue Santo Tomás de Canterburry à la sortie de la ville.

Calzada del Coto

Vendredi 27 juillet

Solide ascension pour sortir complètement de León. Pause cassecroûte dans la jolie petite ville de Mansilla de la Mulas entourée par ses murailles avant de prendre la voie Trajane. La voie Trajane a été construite sous Trajan, donc au cours du Ier siècle. peu usitée au cours des siècles passés, si ce n'est pas les pèlerins à pied, elle est en parfait état de conservation. A gauche on peut apercevoir (le temps n'est pas terrible) Los Picos de Europa. C'est un voyage hors du temps que nous offre cet immense plateau désertique de terre ocre jaune et rouge par endroits. Un peu dur, à vélo, car Trajan n'a pas conçu le pavage pour les cyclistes. C'est tellement beau, que ça en valait la peine. Pause déjeuner à Calzadilla de los Hermanillos. A Calzada del Coto, nous sommes chaleureusement accueillis par Manolo dans le petit et néanmoins très agréable refuge. Nous y rencontrons un jeune couple, lui est français et elle autrichienne, ils se sont connus sur le chemin l'an passé et vivent désormais ensemble en Autriche. Nous rencontrons Djamel, en recherche spirutuelle et en réparation d'un chagrin d'amour. Djamel, son humour, son intelligence, nous impressionnent.

Villalcázar de Sirga (anciennement Villasirga)

 

Samedi 28 juillet

En partant, nous prenons la Nationale, à nouveau déserte car à nouveau longée par une autovia et nous atteignons très vite Sahagún que nous traversons pour une viste rapide et un petit déjeuner complémentaire au premier.

A Calzadilla de la Cueza, nos chemins se séparent, les garçons étaient devant sur la nationale, j'ai voulu couper à travers le village et je me suis embarquée sur la piste qui conduit tout droit à Carrión de los Condes. Leur route est beaucoup plus longue, ma piste excellente donc je vais devoir les attendre longuement avant de rentrer dans Carrión. Monastère San zoilo, centre ville, déjeuner, provisions et en route pour Villalcázar de Sirga où nous recevons un accueil exceptionnel à l'albergue où j'ai été hospitalière. C'est l'ordre de Malte et ses volontaires qui gèrent désormais le refuge.

Santa Maria la Blanca trône au centre du rétable du maître hôtel. Santa Maria la Blanca est le nom donné à l'édifice religieux et forteresse construite par les Templiers à la fin du XIIème siècle en partie détruite et totalement ébranlée lors du terrible tremblement de terre de Lisbonne en 1755. C'est l'une des plus belle et des plus gigantesques église romane. Elle contient en outre les sarcophages de l'infant Felipe de Castilla y Suabia, fils de Fernando III el Santo, et de sa segonde épouse, Inés Rodríguez Girón.

Nous avons eu la chance de faire la viste en même temps qu'une cantratrice qui s'est offert et par la même occasion nous a offert un magnifique "Miserere" dans ce lieux magique qui a en plus une acoustique extraordianire.

Hontanas

Dimanche 29 juillet

Casse-croûte à Frómista. Deuxième chûte pour moi, devant le bar, mon pied est resté bloqué dans la pédale. Pas de mal. Visite extérieure de l'église San Martín de Tours, belle romane du XIème siècle.

Nous traversons le Canal de castille à une écluse avant d'entrer dans Boadilla del Camino où nous admirons le Rollo juridictionnel un monument qui proclame l'indépendance judiciaire de la Commune vis à vis des Seigneurs voisins et l'église (fermée) Nuestra Señora de la Asunción.

a Puente Fitero, nous nous arrêtons saluer les hospitaliers de la Confraternité Saint jacques de Compostelle de Pérouges en espérant y revoir nos amis Luis et Graziella (Abadia a Isola et Jérusalem)

Nous arrivons à Castrojeriz à l'heure du déjeuner, nous ne monterons pas au château, il n'y a toujours ni téléphérique, ni train à crémaillère....

Petite pause aux ruines du Monastère de San Antón où les pèlerins trouvaient le gîte et le couvert.

Arrivée à Hontanas, albergue municipale fermée exceptionnellement ainsi que 2 autres albergues. Nous apprendrons plus tard qu'ils se sont tous rendus à un mariage. Nous trouvons le gîte et le couvert tout en haut à l'entrée du village (à la sortie pour nous). Nous rencontrons un groupe de soeurs dominicaines venues de plusieurs pays se mettre à la disposition des pèlerins pour leur prodiguer des soins du corps (massages, soins des plaies, ampoules, soins des pieds,...)

Cardañuela de Ríopico

Lundi 30 juillet

Nous ne prendrons pas le chemin, nous faisons donc machine arrière pour rejoindre la route que nous avons quitté pour monter à l'albergue. nous avons pour objectif de passer Burgos et nous arrêter peu après.

Nous roulons dans la campagne sur une petite route qui va rejoindre la nationale toujours déserte et magnifique : bitume lisse et larges voies. Nous rencontrons un français qui rentre aussi mais lui fait beaucoup plus de kilomètres que nous, s'arrête moins souvent et, de plus, il est moins lourdement chargé.

Petite pause "almuerzo" à Villanueva de Argaño et nous repartons plein d'entrain !

Quelques kilomètres plus loin, à Villalbilla de Burgos, je vise une station service pour un arrêt vide, un gros tuyau d'eau que je ne prends pas bien et grosse chûte. Genou écorché et énorme hématome sous le genou.

Nous entrons dans Burgos par une belle piste cyclable surlaquelle nous croisons Alexandre (le bienheureux) qui va à Saint Jacques puis à Fatima. Pharmacie.

Déjeuner place de la Cathédrale et visite de ce magnifique et gigantesque monument.

On reprend la route par la nationale pour sortir de Burgos en traversant l'immense zone industrielle.

Nous pensions trouver refuge à Orbaneja de Ríopico , après avoir attendu plus d'une heure l'ouverture du bar, la tenancière nous dit qu'elle ne fait plus "albergue de peregrinos".

3 km plus loin, à Cardañuela de Ríopico, au bar municipal La parada, nous trouvons le gîte et le couvert !

Luisa vient nous tenir compagnie et sans nous demander la permission, s'installe à notre table, elle est un peu spéciale. Elle commence par nous dire que la fumée la dérange et nous dit d'éteindre nos cigarettes. Toutes les tables sont encore vides. Plus tard, elle essaiera de boire ma bière dans mon verre. Mon refus la fâche, elle s'en va.

Nous dînons avec Claire et Jean-Baptiste, un jeune couple belge d'étudiants, au budget très restreint. Ils évitent les auberges et dorment dans les parcs ou la nature. Ils limitent au maximum les frais de bouche. Ils sont très sympathiques.

Plus tard, arrive un couple d'espagnols du village dans une superbe Ferrari rouge. Louis et Jean Baptiste vont essayer la Ferrari et pendant ce temps, le monsieur nous explique qu'il a photographié une Rosalie lors de vacances en france et qu'à partir des photos il a fabriqué sa Ferrari. Il nous montre des photos de cycles de sa fabrication, tous plus extravagants les uns que les autres : un monoroue où le pilote est est à l'intérieur, un vélocipède,...

Viloria de Rioja

Mardi 31 juillet

Machine arrière jusqu'au carrefour à l'entrée du village puis une petite route qui se transforme en un bon chemin et entre dans un terrain militaire. Ma roue arrière fait du bruit, j'ai perdu une vis qui tient le porte bagage. Nous avons la bonne vis de rechange et pouvons repartir. Le bon chemin carrossable devient un mauvais chemin labouré par les blindés militaires. Au loin, en bas, la nationale qui paraît très fréquentée. En bas, le long de la nationale, très fréquentée, une piste cyclable jusquà Ibeas de Juarros. Fin de la piste et poursuite sur la Nationale.

On monte gentiment, mais de près de 400m avant de descendre vers Villafranca Montes de Oca. Encore une ville franque ! Je ne me suis pas arrêté au parking très en contrebas de la nationale et j'attends mes complices au premier bar.

On descend jusquà Belorado, où on fera notre pause déjeuner.

Peu avant Villamayor del Río, on verra, à gauche, une église semi troglodyte. la route est très fréquentée avec beaucoup de camions et nous demande une attention soutenue.

Nous la quittons enfin pour monter à Viloria où à la dernière maison se trouve notre maison éphémère.

Mariaje nous prépare pour le dîner une délicieuse paëlla à partager avec nos colocs d'un soir.

Viana

Mercredi 01 août

Pour la première fois depuis que nous avons quitté le pays basque, de l'eau tombe du ciel et il fait frais. Petite bruine, les gars s'équipent, je met juste le Kway. Nous avons beaucoup de descente à effectuer, plus de 800m. On n'a pas prévu d'étape au départ. Peu avant Santo Domingo de la Calzada, l'autovía double la nationale et comme par enchantement, voitures et camions disparaissent, les oiseaux se mettent à chanter, d'autant qu'il ne pleut plus.

On descend toujours ! et on avance très vite. Pause à Santo Domingo, près de la Cathédrale, qu'on ne visitera pas. Elle est encore fermée, on verra pas le coq et la poule !

Pas de pause à Nájera. On remonte jusqu'à Ventosa. On descend jusqu'à Navarette, où j'avais pensé faire étape, mais, il fait bon, il est tôt, les garçons sont en forme. On roule, on se perd un peu dans le Parc de la Grajera et enfin on trouve la piste cyclable qui nous fait entrer au coeur de Logroño. Louis connaît Logroño, nous aussi, donc on zappe, et, on fonce vers Viana. On ne fonce pas longtemps, dès la sortie de Logroño, après la traversée de l'Ebre, on monte, on monte, on monte ! On rejoint une nationale, tranquille avec de belles bosses avant une longue ligne droite qui nous permet, de loin, tout en haut, de distinguer notre destination. Les derniers hectomètres sont terribles, Viana est une ville fortifiée construite sur un monticule ! Très jolie petite ville où l'on trouve une très belle albergue dans un lieu magnifique près des remparts, avec une vue imprenable sur les ruines de l'église San Pedro.

Notre plus longue étape plus de 78 km avec 500m de dénivelé positif et 830m de dénivelé négatif.

Cirauqui

Jeudi 02 août

Petit déjeuner aux distributeurs de l'albergue : sandwiches triangles au crabe mayonnaise pour Louis et à la tortilla pour Erick accompagnés de café con leche. Moi j'ai fait classique pain, thé et madeleines. Il faut se nourrir !

Pause casse croûte à Torres del Río et visite de la remarquable église octogonale Santo Sepulcro.

Passage rapide à Los Arcos.

On a raté la fontaine Mozarabe de Villamayor mais pas la fontaine à vin d'Irache. Louis et  moi avons goûté le vin de Navarre !

Pause déjeuner à Estella-Lizarra près du pont médieval.

Montée à l'albergue de Cirauqui. Le dénivelé des 500 derniers mètres est supérieur à 15%.

L'accueil est fantastique, l'hospitalière, une italienne, est amei avec Maria josé et Giuseppe qui nous avaient accueillis à Ontón.

Retour du dénivelé : 660m positif et 630m négatif.

SantísimaTrinidad de Arre via Puente la Reina et Eunate

Vendredi 03 août

Après un frugal petit déjeuner, on quitte Cirauqui destination Puente la Reina. Visite de l'église Santiago. Provisions pour un casse croûte à Eunate.

Longue pause à Eunate incluant la viste de l'étonnante chapelle Santa María. Cette chapelle datée du XIIème siècle au milieu de nulle part est vraiment singulière de part sa construction octogonale ceinte d'un double cloître extérieur. Sa seconde seconde singularité, c'est son origine, les historiens nont que des hypothèses quand au commanditaire de la construction : les Templiers, l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, Doña Sancha (reine ?) pour en faire son propre mausolée, une ancienne confrérie locale ??

Un ancien hôpital de pèlerin jouxte le moument.

Nous repartons direction Pamplona via un passage par une nationale fréquentée que nous quittons pour une petite route. Déjeuner aux Salinas de Pamplona avant d'arriver à Pampelune que nous traversons par de magnifiques pistes cyclables jusqu'au río Arga que nous allons longer jusqu'au monastère Santísima Trinidad de Arre où nous nous posons au terme d'une longue journée.

Roncesvalles (Roncevaux)

Samedi 4 août

Dès le départ on a la tonalité de l'étape : ça monte ! On quitte l'auberge par le chemin des pèlerins, une petite route qui monte rejoindre la nationale que nous ne quitterons qu'à la frontière. La circulation n'y est pas très intense. pause casse croûte à Zubiri avant le passage du puerto de Erro. Pause déjeuner à Espinal et enfin arrivée à Roncevaux au Monastère où nous serons logés.

Plus de 840 m de dénivelé positif et 430m négatif

Saint Palais

Dimanche 05 août

Il fait un peu frais, ce dimanche matin, lorsqque nous quittons le gîte après un frugal petit déjeuner. Nous attaquons directement par la courte montée au col d'Ibañeta où l'on trouve la chapelle du même nom. Un moine par les jours de brouillard, allumait un fanal et sonnait la cloche à intervalle régulier pour guider les pèlerins afin qu'ils ne s'égarent pas dans le brouillard. Aujourd'hui, pas de moine, mais Antoine et sa cariole nommée Jacquotte qui rentre du Portugal via Compostelle. Comme nous il a fait l'aller et le retour en poussant Jacquotte. Nous passons un moment à bavaerder avant de descendre à Valcarlos pour un casse croûte. On continue à descendre jusqu'à Arneguy, où on fera une dernière petite pause en territoire espagnol avant de franchir la frontière.

Courte visite à Saint Jean Pied de Port, dernière étape en France pour les pèlerins qui vont à Saint Jacques, c'est aussi pour beaucoup le point de départ.

Pause déjeuner à Chahara : confit et magret à notre menu !

Arrivée à Saint Palais où nous sommes accueillis par 2 supers hospitaliers Philippe, Belge, et Jean Charles, périgourdin d'origine bretonne. Un savoureux duo !

Nous sommes en France, un dimanche soir, rien n'est ouvert. un distributeur de pizza nous offrira  de quoi nous sustenter !

Dénivelé : 600m dénivelé positif et 1500m dénivelé négatif

Amou

Lundi 06 août

Après un bon petit déjeuner offert par nos hospitaliers, nous quittons le confortable refuge municipal en direction des Landes.

Pause casse croûte dans la très jolie petite ville de Sauveterre de Béarn.

Traversée de Salies de Béarn. L'entrée dans nos Landes se fait par de très jolies petites routes qui gambadent dans la campagne.

Enfin on arrive à Amou.

Notre hébergeur, un artiste, pas sympa nous ouvre son gîte étrange.

Le cafetier nous fera un bon repas et le lendemain un bon petit déjeuner !

Dénivelé positif 477 m et négatif 482 m

 

 

Saoussedet

(Pour ceux qui l'ignorent, c'est le nom de notre maison)

Mardi 07 août

Après un bon petit déjeuner nous enfourchons nos montures pour la dernière étape  de ce formidable périple.

Nous avons choisi d'éviter la route principale et de rentrer par de toutes petites routes à travers la campagne landaise.

Petite pause pour visiter la charmante église de Brassempouy, le village de la Dame. c'est dans cette commune que fût découvert dans une grotte sur un site archéologique une statuette féminine du paléolithique conservée au Musée d'archéologie nationale àst Germain en Laye.

Pause casse croûte à Saint Sever, face à l'Abbatiale.

Halte à Saint pierre du Mont chez un ami de Louis.

Passage au refuge de Mont de Marsan pour faire tamponner la Crédentiale. Ce ne sera pas fait car il n'y avait personne.

Arrivée à la maison pour un déjeuner un peu tardif !

Dénivelé positif 420m et négatif 410 m

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