Espagne

La traversée de l'Espagne se fera en utilisant les chemins de Saint Jacques : le Camino frances, le chemin de liaison du Camino frances à la via de la plata, puis la Via de la Plata jusqu'à Cadiz.

dates Etapes Km Déniv. VM Hébergement Autres
dim. 13 oct. 19 Valcarlos          
lun. 14 oct. 19 Biskarreta 30.53 881 12.32 Pension EL-LA Belle rencontre
mar. 15 oct. 19 Puente la Reina 60 588 15.7 Albergue Hôtel Jakue Belle rencontre
mer. 16 oct. 19 Torres del Rio 49.6 761 16.75 Albergue Pata de Oca Pour l'église
jeu. 17 oct. 19 Santo Domigo de la Calzada 73.31 971 15.56 Albergue del Santo  
ven. 18 oct. 19 Burgos 82 855 14.32 Hôtel Puerto Romeros  
sam. 19 oct. 19 Itero de la Vega 63.12 397 15.87 Albergue Tu camino  
dim. 20 oct. 19 Villacazar de Sirga 30 120 13.5 Albergue Don Camino Pluie et froid
lun. 21 oct. 19 Villalon de campos 59.28 261 19.57 Albergue municipale Quitté camino frances à Carrion
mar. 22 oct. 19 Granja de moreruela 79.32 394 22.36 Albergue municipale Entré sur Via de la plata
mer. 23 oct. 19 Granja de moreruela       Albergue municipale Pluie et froid tte la journee
jeu. 24 oct. 19 Cubo de la tierra del vino 71 546 17.28 Albergue Torredesabre Dégustation de bons vins à l'auberge
ven. 25 oct. 19 Salamanca 35 165 18.28 Albergue juvenil  
sam. 26 oct. 19 Vallejera de riofrio 71.44 1119 16.55 Auberge de vallejera Extraordinaire repas
dim. 27 oct. 19 Galisteo 82.4 566 19.72 Albergue turistico Albergue d'un niveau supérieur
lun. 28 oct. 19 Caceres 72.4 798 16.24 Albergue municipale Dure étape avec une arrivée compliquée
mar. 29 oct. 19 Merida 73.14 486 17.72 Albergue municipale  
mer. 30 oct. 19 Merida         Visite de la ville
jeu. 31 oct. 19 Merida         Visite de la ville
ven. 01 nov. 19 Zafra 68.45 588 14.95 Albergue Convento San Francisco Bye les copines. Une journée "sans" rechauffée par un super accueil
sam. 02 nov. 19 Monesterio 46.82 1137 14.87 Albergue Las Moreras Dure étape dans la Sierra, froid et pluie
dim. 03 nov. 19 Castilblanco de los Arroyos 72.11 873 16.78 Hôtel Castillo Blanco Très belle étape un peu gâchée par la météo
lun. 04 nov. 19 Séville 39.52 88 16.46 Albergue Inturjoven Belle piste le long du Guadalquivir
mar. 05 nov. 19 Séville          
mer. 06 nov. 19 Lebrija 77.41 150 14.05 Hôtel LB + de 60 km de pistes
jeu. 07 nov. 19 Jerez de la Frontera 36.45 224 14.32 Albergue Inturjoven RN fréquentée et grosse pluie
ven. 08 nov. 19 Jerez de la Frontera       Visite de la ville Visite de la ville
sam. 09 nov. 19 Barco de Vejer 69.9 553 18.04 Hôtel Batato Charge presque complète à l'arrivée
dim. 10 nov. 19 Tarifa 49.79 318 18.32 AJ Melting pot  
    1392.99 12839 379.53    

1ère étape en espagne : Valcarlos

Je traîne un peu à Arnéguy, pinchos et eau gazeuse. Pas du tout dépaysé car il n'y quasiment que des français.

Il fait beau et chaud et néanmoins il y a toujours un fort vent qui vient du sud.

En montant je décide de m'arrêter à Valcarlos, car je n'ai aucune envie d'aller dormir dans l'usine à pèlerins de Roncevaux.

J'ai fort bien fait car j'ai joui seule dun très beau refuge fort bien équipé. L'hospitalière est venue encaisser ma cotisation et me donner de quoi faire mon petit déjeuner. Le paysage vu de l'auberge est simplement sublime!

Biskarreta

Pas très beau et très frais, le matin au réveil. Un fort vent de sud ne me rend pas très optimiste. je monte, néanmoins, tranquillement pour rejoindre le col, suivant la direction de la route dans les lacets du col le vent est plus ou moins gênant. Au col d'Ibañeta les rafales sont tellement fortes que j'ai failli chuter, c'est à pied, arqueboutée sur mon vélo que je franchis le col. Je ne ferai pas la halte prévue. Le temps d'une photo souvenir et j'attaque la descente presque sans freiner tant le vent est puissant.

Je passe par l'Albergue pour utiliser les toilettes et me fais renvoyer à peine poliment vers un bar. Là, bien accueillie, je fais une pause tapas, il est midi.

Ma batterie est presque vide lorsque je franchis le col de Meskirritz et pas possible de recharger car le soleil n'est toujours pas au rendez-vous.

Descente, toujours sans utiliser mes freins, jusqu'à Biskerreta où je trouve une chambre et un garage pour Tornada et sa remorque à la sympathique pension El La. Peu après mon istallation un déluge s'abat. Je vais prendre une soupe au bar et au retour je rencontre mes collocs d'une nuit : Martin (argentin) et sa jeune épouse Wella (anglaise), tous deux vivent dans le Colorado et son venus accomplir la pérégrination à St Jacques. martin installe des panneaux solaire et est fort interessé par mon installation.

Enorme orage qui nous prive d'electricté, elle reviendra dans la nuit et au matin ma batterie est chargée.

Puente la Reina

Longue descente dans le froid et la grisaille du petit matin puis longue ascension au col de Erro à 801 m puis longue descente dans le froid jusqu'à Pampelune. Pause à Zubiri. Puis arrivée et traversée de Pampelune sans encombre par des pistes cyclables et notament le long du rio Arga.

A la sortie, je dépasse 2 cyclistes lourdement chargées qui, comme moi, s'arretent à l'entrée de l'autoroute alors qu'on espérait rejoindre la NA1110. Un policier au carrefour me conseille de prendre l'autoroute jusqu'à la 1ère sortie. Indications que je donne aux 2 femmes qui parlent français et pas un mot d'espagnol. Je suis le conseil du policier et, en effet, je ne rentre pas vraiment sur l'autoroute et en ressort aussitôt. Je file bon train jusqu'à Astrain où je rentre dans le village pour une pause déjeuner à 13h30 et au soleil.

J'étais en train de terminer mon délicieux "bocadillo" au jambon lorsque je vois arriver les 2 cyclistes. Bien évidemment, nous nous mettons à bavarder. Tilly est suisse et Francine est québecquoise. elles voyagent ensemble de puis Bâle et vont à Séville puis à lisbonne d'où Francine doit prendre son avion pour rentrer.

Je n'ai jamais pu quitter le coupe-vent malgré le soleil de l'après-midi qui m'a à peine réchauffer.

Je retrouve les 2 femmes, à l'hôtel Jakue, à Puente la Reina où j'ai pris mes quartiers.

Lessive en machine partagée, petites courses et visites à Puente.

Un vrai repas au restau, le 1er depuis mon départ.

Il fait très froid ce soir.

Bonne nuit dans une petite chambre partagée par nous trois et un homme.

Torres del rio

Perdu mon bonnet, perdu mon tour de cou, pas chargé mes feux. Bref la galère au départ de Puente et donc un départ très tardif. Ca fait beaucoup de pertes en plus de ma gourde que j'ai oublié sur un banc à Brassempouy, le 1er jour et que je n'ai toujours pas remplacé.

J'avais emporté un 2eme tour de cou qui me servira de bonnet.

Halte au Décathlon d'Estella où j'achète ma 2eme gourde et un petit sac à dos pour le quotidien, le mien est un peu en bout de course.

Pause déjeuner à Irache et petite pause avec mes copines que je viens de retrouver à la sortie d'Irache.

Un beau figuier bien chargé de gros fruits me tend les branches, mes copines s'arrêtent aussi pour m'aider à le dévaliser.

Je prends mes quartiers à Torres del Rio dans la 1ere auberge templière du chemein de St Jacques. Ambiance étrange et faune hétérogène.

Arrivent 3 "vrais " pèlerins, français, imbus de leurs personnes et infects à souhait. Monsieur se déguise en Templier car il est lui même chevalier clame-t-il. Chevalier des palmes académiques. Pffff, pitoyable.

Je pars re-voir la magnifique petite église (entrée 1€) classée au patrimoine de l'Humanitéet faire un petit tour dans ce très beau village.

M. Ducon Chevalier me dit d'un air très supérieur que, lui, ne paie JAMAIS pour entrer dans une église. Dans sa très grande bêtise il ne pense pas aux coûts d'entretien de toutes ses splendeurs, on paie bien pour vister musées et chäteaux.

Tilly et Francine sont parties pour Viana.

Et le matin c'est pire, comme ils sont de "vrais pèlerins" ils s'autorisent à em.. les autres en faisant un bruit d'enfer, allumant les lumières,... J'ai fini par perdre mon sang froid et en traiter une des deux de c*nasse. Heureux que je sois à vélo, si j'avais été à pied j'aurai pris le bus pour ne pas les revoir.

Santo Domingo de la Calzada

Dure et longue étape. L'autoroute a fait modifier le tracé de la NA1110 qui passe un coup à droite, un coup à gauche et toujours au-dessus. Je la quitte à Viana pour emprunter la RN 110 qui me conduit à Logroño dont on sort en traversant un immense parc de loisirs. Sur la petite route qui mène à Navarette, je retouve Tilly et Francine. A Navarette je trouve la RN 120 que vais emprunter un long moment. La RN120 est aussi vide que la NA1110

Je prends mes quartiers à l'albergue del Santo. Tornada et sa remorque sont au garage. Mes copines arrivent plus tard. Diner tapas

Toute la journée j'ai évité la pluie, j'ai eu beaucoup de chance.

Mañana, otro dia

Burgos

Dès le départ de Santo domingo, la RN120 est partagée avec voitures et camions car l'autoroute est inachevée. Pas cool ! Je m'étais habitué à la très large piste cyclable utilisée par de rares véhicules motorisés.

A partir de Villafranca Montes de Oca débute la longue montée au col de la Pedraja 3 km à 6% avec les camions et les voitures en file indienne à côté de moi, très près de moi, trop près de moi,... les camions sont lents dans la montée et freinent les voitures; C'est long 3 km dans de telles conditions. La descente est extrêment difficile contre le vent et voitures et camions qui ont repris une vitesse normale.

Je ne visiterai pas la magnifique cathédrale de Burgos, mais me sustenterai devant.

La forme est là, les douleurs disparaissent, j'ai pu faire les 82 km sans difficulté.

Hôtel Puerto de Romeros, près de l'Université, quartier calme et tranquille à la sortie de Burgos. Tornada dort dans le bar et sa remorque dans la rue, sous alarme et sous ma fenêtre; Hum pas tranquille et pourtant je dors.

Itero de la Vega

Froid, très froid et vent toute la journée. Je m'arrête un imoment à Puente Fitero pour discuter avec l'hospitalier italien de la Confraternita San Giacomo de Compostela de Perugia qui nous avait accueilli en Italie à Abadia a Isola, à Rome et à Jerusalem.

Itero est à 1km de Puente  fitero et au milieu de nulle part.

Je prends la 1/2 pension à l'auberge dans une chambre individuelle. Tornada et sa chariotte sont dans le patio fermé. Tornada est couverte de sa housse. Pas de nouvelles de mes copines. demain, dimanche pluie annoncée.

Villacazar de Sirga

Froid, très froid et pluie. Je profite d'une pause de la pluie pour partir. Le ciel est très bas et très chargé quand je décolle. Je prends la route puis la très bonne piste qui devient très mauvaise après quelques centaines de mètres et la pluie profite de ma déconvenue pour en rajouter une couche. J'arrive enfin à Boadilla del Camino, prends un café con leche et repars car la pluie s'est arrêtée. La pluie se remet à tomber, je décide de m'arrêter à Fromista, mais lorsquej'y arrive, la pluie s'est arrêtée. je décide donc de pousser jusqu'à Villalcazar. Je fais toute la route sous la pluie. L'auberge municipale est fermée, l'hôtel est complet. L'auberge privée Don Camino m'ouvre sa porte, je prends une chambre, le dortoir est glacial. La chambre aussi est glaciale mais il y a une baignoire dans laquelle je macère jusqu'au réchauffement des os.

Au bar de l'auberge, je rencontre Charlotte. elle doit laver toutes ses affaires car elle a été piquée par des punaises de lit. Elle a froid, je lui propose de partager ma chambre.

Elle a tout lavé et seché et pris un bon bain.

Javier nous fait le repas, il était le voisin de mon ami José qui est décédé il y a 4 ou 5 ans à l'âge de 92 ans. Je lui envoie les photos de José. Beaucoup d'émotion dans cette froide soirée et beaucoup de chaleur humaine.

Encore de beaux moments à Villasirga. Je vais finir par croire qu'il y avraiment des ondes positives à cet endroit comme l'afffirme Javier !

Villalon de Campos

Froid au départ puis peu à peu le soleil est apparu, un peu timide et pas vraiment chaud mais efficace pour recharger ma batterie, je suis arrivée avec une charge presque complète.

A Carrion de los Condes, j'ai rencontré une famille qui voyage avec 2 tandems et une remorque et 3 jeunes enfants. Je n'ai pas immédiatement noté l'adresse de leur site et bien sur je l'ai oublié. Dommage.

Tilly et Francine m'ont donné de leurs nouvelles, elles n'ont pas osé faire la montée au col de la Pedraja car elles ont eu peur des camions et fait un détour de 30 km pour arriver à Burgos. Elles ont ensuite gardé la nationale et sont resté é jours au même endrait quand j'ai fait les 3à km sous la pluie. En pause à Carrion, elles minforment quelles vont prendre la route que j'ai choisi.

L'auberge municipale de Villalon de Campos est heureusement ouverte. Bien plus ouverte que l'hospitalier qui est un peu intégriste, mais se dégèle en discutant.

C'est avec joie que j'accueille Tilly et Francine à l'auberge où nous partagerons un copieux repas.

Granja de Moreruela

Très froid au départ 4° puis le soleil est apparu et a récchauffé l'atmosphère. Ma charge était presque complète à l'arrivée.

Je roule sur la RN 610 extrêmement tranquille et à Castrogonzalo je rejoins la RN 630 qui m'amènera à Séville. Les autoroutes font effet sur les nationales car elles sont vides. Elles ont aussi vidé les villages traversés et créé de nouveaux pôles d'urbanisation autour de pôles industriels, artisanaux...

Granja de Moreruela est ma 1ère étape sur la Via de la Plata.

Je prends mes quartiers dans l'albergue municipale, mes copines m'y rejoignent, Tornada et sa remorque vont dormir dans le couloir du bar. La météo pour demain est très mauvaise.

Méteo confirmée : toutes trois nous ne décollons pas. Il a plu toute la journée.

Belle rencontre en ce jour pluvieux : Jacinta et son mari font le chemin en tandem. Jacinta, professeur, est atteinte dune maladie neuro dégénérative rare. elle se déplace difficilement, ne peut presque plus parler,... Une tragique histoire d'amour mais leur passion commune pour le vélo les aide. beaucoup d'émotions, j'ai été très touchée. Facebook : o autocarro do amor

Cubo de la Tierra del Vino

4° au départ et avec l'humidité le ressenti est pire. Plein d'étoiles dans le ciel au réveil. les nuages sont bien vite arrivés dès le lever du jour.

Pas de recharge, mais qu'importe, je roule bien et le dénivelé n'est pas très important.

J'arrive tranquillement à l'auberge dont nous avons convenu avec mes copines. Une vieile dame me dit que je ne peux pas rester car elle est complète. je sais que c'est et pars vers la 2eme auberge du village.

L'auberge Torre de Sabre restera un bon souvenir sur ce chemin.

Une chambre pour moi toute seule, j'ai réservé pour mes copines une chambre pour 2; Un repas excellent arrosé par un excellent vin blanc et 2 vins rouges. L'aubergiste a tenu a nous faire goûter les vins locaux. Un repas très international, autour de la table : un mexicain, un sud-coréen, deux italiens, une suisse, un irlandais, une québecquoise, une française (moi) et deux espagnols (nos hôtes). Le vin a clairement aidé aux échanges.

Le village doit son nom à une tour carré qui aurait existé mais dont il ne susiste aucune trace aujourd'hui et bien sur au vin, le meilleur d'Espagne, selon l'aubergiste.

Salamanca

Courte étape pour avoir un peu de temps pour visiter Salamanque. Mes copines ont décidé de résider à l'auberge municipale, j'ai choisi l'auberge de jeunesse pour le garage. Dans cette auberge, c'est le seul point positif. Vieillotte, sale, sans aucun aménagement (cuisine, salleà manger, salon, laverie,..) rien.

Salamanca la ville nommée ciudad dorada. Elle doit ce surnom à la pierre de construction de ces édifices, qui se teinte d'or au soleil. La pierre extraite tout près, est très tendre à l'extraction et durcit considérablement avec le temps.

Je suis toujours fascinéee par sa cathédrale et ses dentelles de pierres

Petit tour de ville avec le petit train, histoire de rien manquer d'essentiel pour la pauvre touriste que je suis. (photo des langues disponibles, un bon indicateur des nationalités des touristes)

Vallejera de riofrio

Très belle étape, la RN630 nous emmène dans la sierra de Béjar d'où un bon déniveléavec é cols, le 1er à 1005 m et le 2ème à 1202m.

La nationale nous éloigne un peu du chemin; J'ai réservé une chambre pour 3 dans une petite auberge, dans un joli petit village dans la montagne nommé Vallejera de riofrio.

Dans la sernière ascension au col de Vallejera je m'approvisionne en eau à une source qui au dire d'un indigène est exceptionnelle de pureté et de fraîcheur et de plein d'autres qualité dont je n'ai pas compris un mot !

Les aubergistes sont un jeune couple un peu marginaux et passionnés de montagne.

Ils nous préparent un repas exceptionnel en Espagne des côtes de boeuf d'une bonne épaisseur que je pourrai manger saignante; c'est fantastique. Un rêve !

Un super petit déjeuner finira d'enchanter notre séjour dans cette auberge et le tout pour 25 euros par personne.

Galisteo

Longue étape avec beaucoup de chaleur le thhermomètre a dépassé les 26° dans la plaine. On est descendu de près de 1000m de la montagne vers une plaine vallonnée. Grosses descentes dès le départ puis alternace de montées et descentes.

Au fil de la journée je me suis déshabillée en enlevant de plus en plus d'épaisseurs pour ne garder que la chemise.

Nous nous sommes retrouvées à l'entrée de galisteo à la recherche de l'auberge, tout en haut !

Encore une bonne surprise, une auberge magnifique avec des couettes immaculées et des lits préparés. Une pure douceur.

Notre aubergiste est vraiment très hospitalier.

Un repas partagé avec les moyens du bord.

Nous resterons seules dans l'auberge cette nuit.

16 euros petit déjeuner compris, génial !

La vie est vraiment belle. Merci

Caceres

Très dure étape, de l'avis unanime des 3 cyclistes. grosses qui tuent les jambes et pas vraiment de descente et pour couronner le tout un grosse ascension pour arrivée au centre de Caceres sur des pavés.

Ciel maussade et température douce. Peu de charge

L'auberge prévue n'est pas accessible pour Tornada et Carrito donc je me replie vers l'auberge municipale et re-pavés.

L'auberge municipale est située dans un parc. Il y a une cafétéria mais fermée le lundi et nous sommes lundi !

caceres est une très jolie ville mais elle ne m'aime pas et moi non plus.

Merida

Etape super sympa. Mes copines sont restées à Caceres pour faire réparer les freins du vélo de Tilly, une fuite au frein arrière.

Un peu de grisaille le matin. Galère pour sortir de Caceres et retrouver la nationale. un monsieur en voiture me dit le suivre et un moment après m'indique une route que je dois suivre toujours tout droit. Cette rue devient un chemin un peu caillouteux puis je retrouve la rue asphaltée puis une rue asphaltée qui ressemble au chemin puis un vaste champs de foire et enfin ma RN 630 lisse et vide ! De beaux ronds points bien aménagés pour les cyclistes.

Lors de ma pause, à Aldea del Camino, je rencontre Renata, pélerine italienne avec laquelle le courant passe très vite et nous bavardons un moment comme de vieilles copines alors que l'instant d'avant nous ne nous connaissions pas.

Ca y est je rencontre mes premiers cochons noirs !

Vers midi je vois enfin se profiler à l'horizon ce qui pourrait bien être un bar et de gros nuages noirs s'amoncèlent. J'ai juste le temps de nous mettre à l'abri, Tornado, Carrito et moi quand le ciel se met à déverser des seaux, des cuves, des citernes,.. d'eau. Je me restaure un peu et à peine terminé mon sandwich que le ciel s'illumine, le soleil apparaît et quasi plus un seul nuage. La pluie a disparue aussi soudainement qu'elle était venue.

J'arrive à Merida ou l'hospitalier bénévole de l'auberge municipale m'accueille chaleureusement. Il fait entrer Carrito dans le dortoir et Tornada dormira dans le garage à la porte trop étroite pour Carrito.

J'y dormirai 3 nuits ce qui une exception exceptionnelle dans ce type d'auberge.

J'ai ainsi pu visiter tranquillement Mérida et m'occuper de moi et de Tornada.

Je me suis fait couper les cheveux.

J'ai visité le temple de Diane, le musée, l'Alcazaba, la cathédrale, l'église Santa Eulalia et la ville.

Déjeuner et sieste l'après-midi.

Zafra

Petite forme et un peu triste toute la journée.

Bises et au revoir aux copines qui partent vers Badajoz et Lisbonne; bises et au revoir à l'hospitallier de Merida. Nous partons ensemble, elles disparaissent dans un rond point après le pont Lusitania.

C'est la Toussaint, ma nationale est un peu plus fréquentée par les gens qui vont vister leur morts. Les cimetières fleurissent.

C'est sans doute un peu tout cela qui m'a rendu maussade toute la journée bien que d'un autre côté je sois contente d'avoir retrouvé ma solitude.

Peut-être mon coucher tardif dû à un pèlerin, que je me suis engagée à accueillir, m'a fait rater mon heure d'endormissement est aussi responsable de ma petite forme.

Route qui monte toute la journée, doucement mais sans répit.

A Zafra j'avais prévu de dormir à l'auberge Van gogh qui accueille les cyclistes; Je montev à l'étage voir l'hospitalier qui me montre le local à vélo... au 1er étage; Je lui que ce n'est pas possible, il me dit que si qu'il va maider à tout monter. Je dis fermement non et lui demande où je pourrais aller. Il me dit que j'ai un hôtel à 20 mètres au coin de la rue et fâché l'individu remonte ses escaliers sans repondre à mes questions. Je tourne le coin de la rue, passe devant un hôtel et apperçoit un jardin. Là assise sur un banc je cherche un plan B sur internet et découvre une 2ème auberge à 2 pas de là. une auberge municipale en gestion privée dans un ancien couvent franciscain.

J'y reçois un accueil chaleureux et bienveillant pour nous 3, Carrito, Tornada et moi.

Bien installée dans une chambre avec sanitaires que je partagerai avec une française, Tornada et Carrito sont dans le patio. tornada est couverte car il se met à pleuvoir.

Un bon repas, dans cet endroit aussi beau que conforatble. les aubergistes sont aux petits soins.

Un bon petit déjeuner me sera également servi le matin et le tout pour 23 euros.

La journée s'est finalement bien terminée.

Mañana otro dia !

Monesterio

La journée est dominée par le vent d'ouest donc comme je vais vers le sud c'est un vent latéral droit qui pousse vers le centre de la route. Le vent est fort et continu, ponctué par de très fortes rafales. Donc toute la journée, je me bat contre le vent pour tenir Tornada et sa Carrito en ligne avec la route et sur le côté droit. Dur pour les bras ! J'use les freins dans les descentes car la vitesse accroît le danger.

Que dire de Monesterio ? Pas grand chose, cest une petite ville dont l'activité principale est la charcuterie et en particulier le jambon iberico.

Une petite place est dédiée à l'artiste peintre Eduardo Naranjo, natif du lieu et célèbre.

Frais et pluvieux dans la soirée, j'ai dîné et dormi dans une l'auberge municipale en gestion privée Las Moreiras.

Castilblanco de los Arroyos

Vent frais et bruine en courtes averses le matin, chaud, moins de vent et plus de soleil l'après-midi.

Descente rapide de monesterion à Santa Olalla del Cala sur la RN 630 que j'ai décidé de quitter pour plusieurs raisons et d'abord le temps et le risque de pluie ensuite pour ne pas arriver à Séville par cette nationale et enfin pour emprunter la route que nous avions prise avec Erick, il y a 12 ans, je crois.

Après Santa Olalla, je vire vers la gauche pour aller à Almaden de la Plata. C'est une toute petite route qui monte entre les enclos à cochons. Certains troupeaux s'enfuient à mon passage, d'autres accourent pour me voir de plus près et d'autres m'ignorent complètement. La psychologie porcine me dépasse complètement. les enclos vides se couvrent de petites fleurs violettes ou blanches. C'est magnifique, cette route est magnifique. Je suis seulle, ,quelques très rares voitures me croisent ou me dépassent.

A Almaden, je fais une pause déjeuner, le soleil est revenu et Carrito bien exposée sur la place du village, charge la batterie de Tornada.

Je ne prends même plus la peine d'enlever la clé dans les villages, lors de mes arrêts car elles sont gardées par les habitants. Ils s'interpellent et sortent du bar pour voir de près la "bici de la mujer" ils tournent autour, les mains dans les poches en commentant. Certains font des photos avec leurs portables, d'autres viennent me questionner pour s'assurer qu'il s'agit bien d'un panneau solaire et d'avoir bien compris son usage.

Entre Almaden de la Plata et Castilblanco de los Arroyos, la route change, elle est un peu plus fréquentée, il n'y a plus de cochons mais de vaste élevages de toros.

Il y a 12 ans, nous avions eu du mal à nous loger à Castilblanco et nous avions du payer fort cher une chambre sans fenêtre dans un "hôtel". L'histoire se répète, la magnifique et grande auberge est fermée, je dois me résoudre à l'hôtel. Quelques centaines de mètres plus loin, il y en a un, m'indique Google et dans mes prix. J'y arrive, il ya é voitures et un bus garés sur le parking, les rideaux sont tirés et pas âme qui vive. Je m'installe sur la terrasse au soleil pour consulter l'oracle Google et voir si plus il y a une autre solution, car je n'ai pas envie de revenir dans le centre du village et me re-confronter aux pavés.

Une dame sort, je lui demande si l'hôtel est fermé, un homme la rejoint et propose une chambre. En 2 temps, 3 mouvement, Carrito est déchargée de mon nécessaire et les deux sont garés dans un salon de réception. Je récupère la batterie pour compléter la charge car dans le salon point de soleil !

Je prends possession d'une belle chambre avec bain et balcon pour 30 Euros !

Voilà comment je me suis réconcilliée avec Castilblanco de los Arroyos en dormant à l'hôtel Castil Blanco !

Séville

Quasi toute l'étape en descente mais pour le paysage... l'approche d'une très grande ville.

L'hôtel ne sert les petits déjeuner qu'à partir de 9 heures et comme je souhaite partir vers 8h, je le prendrai en route. A 8 heures, je suis prête à aller récupérer mon attelage mais il pleut, il ya du brouillard et beaucoup de voitures et de camions sur la route. Je me recouche car la météo promet une amélioration vers 9 heures.

A moins le quart, la brume s'est levée, la pluie a cessé et le trafic routier s'est calmé, je descends et l'hôtelier me propose le petit-déjeuner. Je ne suis pas pressée j'ai moins de 40 km à faire.

Je pars à 9 h 15.

Trafic routier, tranquille, route muni d'un bas côté me permettant de circuler en sécurité.

google maps m'indique qu'à 3 km je peux quitter la route pour une petite route non numérotée en fait c'est un chemin. Je reste sur la route et arrive tranquillement et sereinement à Séville où une belle piste cyclable suit le Guadalquivir et une grande avenue. Je m'arrête pour voir le fleuve et aperçoit tout au bord, en bas, une autre piste cyclable. Je descends la prendre et traverse la ville sans encombre pour me rendre à l'auberge de jeunesse de l'autre côté de la ville.

Je m'arrête déjeuner dans un marché au bord du fleuve.

En chemin, j'ai vu des champs d'agrumes à perte de vue, le long du Guadalquivir le site de l'expo universelle transformé en parc d'attraction et de loisirs, la tour de l'or.

Je m'installe à l'auberge et prend une belle après-midi de repos.

Demain matin je partirai vister Séville.

Un bus m'amène à la Tour de l'Or à 2 pas de l'Alcazar et de la Cathédrale.

3/4 d'heure de file d'attente pour entrer dans l'Alcazar mais la visite en valait la peine. J'ai déambulé dans cet immense palais et ses immenses jardins pendant plus de 2 heures à contempler une accumulation de merveilles, à respirer le jasmin dans les jardins. les différents occupants de l'Alcazar ont ajouté leur touche personnelle et leur influence culturelle.

Une merveille !

En sortant, après un rapide déjeuner tapas, j'étais décidé à visiter la cathédrale, la file d'attente m'a découragé.

J'ai marché dans les rues piétonnes, le nez en l'air, avant de me décider à rentrer à l'auberge, bien plus éreintée qu'après une journée de vélo.

Lebrija

La pire de mes étapes, à ce jour ! Plus de 77 km dont plus de 60 sur des pistes (route départementale numérotée SE 685 pour l'essentiel !)

Google maps m'indique un chemin pour la sortie de Séville qui me paraît correct sauf qu'il ne sait pas que la ville a engagé de grands travaux d'aménagement que la route indiquée est fermé par un portail (ouvert) surmonté de caméras et qu'un immense panneau dit que l'accès est interdit à toute personne non autorisée. Après avoir un peu tourné dans le coin pour voir s'il y a une autre solution, je me décrète "personne autorisée" quelques kilomètres plus loin j'aperçois une voiture de police dans mon rétro... elle me double et disparaît. La route s'arrête brutalement, la suite est en chantier, les pelleteuses à l'oeuvre, je prends une petite route qui m'amène à une base militaire que je dois contourner et je me retrouve enfin sur la SE 685 qui devient une piste.

les engins agricoles ont laissé sur la piste les traces de roues et après séchage et durcissement, à vélo, on roule sur de la tôle ondulée.

J'ai longé un bras du fleuve avant de me retrouver dans une zone qui ressemble à s'y méprendre à la camargue avec les roseaux, les chevaux, les oiseaux, les moustiques, les rizières et à la place des flamands roses, des milliers de cigognes !

Après la "camargue" une vaste étendue plate avec des "routes" toutes droites et quelques ponts en béton sur les canaux. C'est, incontestablement la plaine du coton. il y en partout !

J'avais envisagé de profiter de la météo clémente pour bivouaquer mais dans ce désert moche très fréquenté par de gros camions et divers enfgins agricoles, j'oublie.

Ma galère prends fin à l'entrée de Lebrija enfin presque... Il y a quelques hôtels à Lebrija, dans le 1er, pas de place pour mon attelage, le 2ème non plus, le 3ème fermé, le 4ème, paraît aussi fermé, j'appelle, le monsieur me dit qu'il sera là dans une heure, il est presque 17 h je dis OK j'attends. Vers 18 h 10, je rappelle, l'hôtelier me dit qu'il ne sait pas à quelle heure il sera là qu'il n'a pas joindre la personne qui aurait pu m'ouvrir et que c'est mieux que j'aille ailleurs.

Le jour décline, Google vient à mon secours et me conduit dans un 5ème hôtel qui paraît aussi fermé. Je sonne, personne ne réponds, je téléphone, le monsieur vient m'ouvrir, j'ai une chambre, Tornada et Carrito sont dans le petit hall des WC du RDC.

Jerez de la Frontera

Courte étape en km, mais longue en temps.

J'ai essuyé une première averse moins de 10 km après mon départ, j'ai eu le temps de nous mettre à l'abri , mon équipage sous un parasol du bar ou je me suis réfugiée.

Le ciel était plombé et une petite pluie fine tombait. Je roulais sur une nationale très fréquentée à l'approche de Jerez de la Frontera quand la pluie s'est soudainement intensifiée. J'ai jugé prudent de m'arrêter car la visibilité était très mauvaise et les camions, très nombreux, me serraient d'un peu trop près. Si l'eau de pluie est bonne pour la peau, je vais avoir une peau magnifique !
Je suis restée 2 heures dans une station service à attendre que la pluie cesse. Et 2 heures, c'est long, interminable.

J'ai déjeuné dans la ville qui paraît mériter une visite donc demain je reste là pour visiter.

Comme souvent c'est déjeuner tapas et cerveza sin.
Précision : cerveza sin c'est bière sans alcool, d'usage courant en Espagne du fait de la loi "alcool 0 au volant"

Visite de la ville

Jerez de la Fontera a aussi son alcazar, certes moins imposant que celui de Séville mais très intéressant à visiter d'autant que la partie la plus ancienne a été conservée et peu transformée au fil des siècles. J'ai pu y observer un antique moulin à huile, la plus ancienne pharmacie de la ville...

Je n'ai pas visité la cathédrale de Séville mais j'ai pu visiter celle de Jerez.

Barco de Vejer

Belle étape de 70 km sous un bon et chaud soleil même s'il elle a mal commencé. Au moment de partir je me suis aperçu qu'un rayon de la route avant de Tornada était cassé. Pas envie de réparer donc je pars voir le réparateur de vélo indiqué par la réceptionniste de l'auberge de jeunesse. Fermé je demande à son voisin s'il sait à quelle heure il ouvre, il est 9h. Il ne sait pas s'il ouvre aujourd'hui et de toute façon pas avant 10h. Il m'en indique un autre, fermé aussi. Decathlon à 4 km derrière moi. Je vois plus loin une station service. Je vais y aller et changer moi-même le rayon. Chose faite, je pars. J'ai un peu allongé ma route du jour, il est 10h.
Il faisait un peu frais à 9 heures mais plus ce vent du nord glacé qui sévissait hier.
Belle journée de route sur la voie de service de l'autoroute qui est pour partie la très ancienne route nationale, j'y croise quelques vélo et 2 ou 3 voitures. Super, d'autant le la voie s'éloigne souvent de l'autoroute.
Tranquille et détendue j'arrive à Barco de Vejer où je prends mes quartiers pour la nuit dans un petit hôtel à 25 euros la nuit.

PS Je suis bien en Espagne contrairement à ce que pourrait laisser croire la photo du scooter.

Tarifa

Ma dernière étape en espagne. Beaucoup de nuages au départ et peu à peu, le ciel s'est découvert pour faire un peu de place au soleil.

Courte étape de près de 50km sans difficulté particulière peu de dénivelé et peu de vent.

De beaux paysages, des villages tout blancs accrochés aux collines et des champs d'éoliennes qui tournent, tournent,... Je ne ressens que très peu le vent qui fait tourner les éoliennes.

Enfin je vois la mer ou plutôt l'océan et dans le fond des montagnes, les côtes marocaines.

J'ai mon billet de bateau en poche, je pars demain pour une nouvelle aventure et une nouvelle découverte à la rencontre d'un peuple dont j'ignore tout ou presque, d'un pays que je ne connais qu'en images.

Actualités

11 octobre 2019

Départ pour le Maroc