Estonie

L'estonie en résumé

Petit pays très rapidement traversé. L'ère soviétique a laissé des traces, on a parfois l'impression de rouler dans le passé. Dès la sortie de la capitale, la campagne ressemble à la campagne de notre enfance avec ses petites fermes, petits champs, petits troupeaux, petits tracteurs, petits outils agricoles,... On ne roule pas sur l'or, mais est-on moins heureux ?

dates Etapes Km Déniv. VM Hébergement
mar. 10 août 21 Tallinn 2.55 0 9.95 Tallin Seaport hotel
mer. 11 août 21 Kernu 46.27 68 16.19 Puhkeküla Hotel
jeu. 12 août 21 Märjamaa 34.26 84 18.76 Majima apartment
ven. 13 août 21 Pärnu 67.43 43 20.97 Koidulapark Hotell
sam. 14 août 21 Frontière Lettone 66.87 81 20.15  
Estonie Totaux 217.38 276 86.02  
  Moyennes 54.35 69

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Tallinn

 

Nous ne sommes pas les seuls cyclovoyageurs dans le ventre du navire, il y a aussi Dany, le jeune Bulgare et deux polonais dont j'ai oublié et pas bien compris les prénoms.

 

Nous avons, depuis le bateau une vue panoramique de Tallinn avec ses buildings modernes et ses nombreuses églises qui dominent la ville. Nous descendons du bateau en fin d'après -midi pour mettre nos huit roues sur le sol du premier et du plus septentrional des pays baltes : l'Estonie.

Kernu

Ciel bleu, soleil et chaleur ! L'urgence ce matin c'est la visite de Tallinn, donc nous ferons une étape écourté. Il aurait été dommage de ne pas aller tester les pavés du centre historique de cette belle ville.

Quel contraste avec l'austérité des villes luthériennes de Scandinavie et Finlande ! Des ornements sculptés et ou colorés sur les façades des maisons, des églises avec des sculptures, des statues et des vitraux... C'est joyeux et plaisant à voir, on ne sait pas où jeter les yeux.

Quitter la ville fût long, laborieux,...interminable. On s'est enfin retrouvé sur la E67, une nationale à 4 voies avec une très large bande d'arrêt d'urgence. La route est excellente et très fréquentée par des vagues successives de camions rythmées par l'arrivée des bateaux au port.

Nous quittons cette route qui va nous faire traverser le pays pour aller déjeuner dans un "snak" et comme à partir de là il y a un itinéraire bis un poil plus long mais beaucoup plus bucolique. Une excellente idée cette pause ! Nous étions à peine servi que le ciel s'est énervé et a manifesté son orageuse colère en déversant des trombes d'eau ponctuées de flashs et de grondements. Nous avons un peu attendu après le repas le retour du soleil pour reprendre la route et arriver dans un petit hôtel au milieu de nulle part.

L'usage de la voiture et l'éloignement rapide du cercle polaire nous ont fait gagner des heures de nuit, de vraie nuit ! Nous pouvons enfin nous réveiller à 2 ou 3 heures sans avoir l'impression d'avoir raté l'heure du réveil ! Même s'il n'y a toujours pas de volets aux fenêtres, il fait nuit lorsque nous entr'ouvrons un œil au milieu de la nuit, nous pouvons le refermer aussitôt et replonger illico dans les bras de Morphée!

Märjamaa

Nous avons le choix entre une grosse étape de 100km et une petite de 40km, la météo nous aide à trancher nous ferons la petite et demain une moyenne sous un grand soleil. Pluie annoncée, donc nuages, donc peu de charge solaire et une longue étape sans soleil c'est compliqué.

Nous avons dormi dans un endroit un peu glauque qui a du avoir de meilleurs jours. Un très bel établissement : hôtel, bar, restaurant, camping avec des cabanes. Une joli battisse dans un cadre sympa. Aujourd'hui, une pancarte qui pendouille à l'entrée, les hautes herbes masquent les emplacements camping, l'immense parking fait office de casse et d'entrepôt des tonnes d'objets en verre initialement emballés et sur palettes sont en train de dégringoler sur le bitume. Les cabanes menacent ruine... Bar et restaurant sont fermés, il ne restent en fonctionnement que les chambres d’hôtel louées à un tarif dérisoire et quelques chalets en location et évidemment pas de réception.

Ce matin avant de partir je suis allée faire un petit tour à la partie casse automobile pour y voir de près ce que je croyais être l'un des fleurons de la RDA : des Trabant. En fait ce sont des véhicules d'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) une Lada et deux AZLK Moskovitch une 1300 et une 1500. La 1300 a été produite entre 1964 et 1975 vendue au Benelux et en France sous le nom de Scaldia. La 1550, plus récente a été produite de 1976 à 1988. (source Wikipedia)

Quasi toute l'étape sur la E67 d'abord en deux fois deux voies puis en deux voies. Les paysages étaient on ne peut plus monotones, rien n'a valu un arrêt photo excepté une cigogne sur lampadaire qui m'a raté de peu avec son popo et que j'ai raté de beaucoup avec mon portable pour la photo, elles est enfui à tire d'aile quand je suis arrivée près d'elle.

Ce soir c'est la fête ! On a loué un appartement et on va manger du rumsteak et des tomates à la provençale sans persil, on n'en trouve pas ici, pas plus que des haricots verts même en boites même surgelés. Les prix sont divisé par deux par rapport à la France, la Finlande et la Suède et en trois par rapport à la Norvège.

Pärnu

Journée placée sous le signe du soleil et de la douceur des températures qui oscillent entre 25 et 20° quand, s'aventure, quelques nuages cachent le soleil. Le vent d'ouest tourne parfois nord oust et parfois sud ouest. Le vent n’est ni fiable ni sérieux.

Avant de partir de Märjamaa, je fais une photo de l'église à demi effondrée à côté ce laquelle nous avons dormi. Erick, parti devant, revient aussitôt, pneu arrière à plat. Réparation de la crevaison et nous décollons enfin vers dix heures !

Nous attaquons l'étape par une dizaine de kilomètres sur une toute petite route peu fréquentée qui nous reconduit en gambadant vers la nationale E67 que nous n'allons plus quitter jusqu'à l'entrée de Pärnu. La route est en deux voies. Le revêtement est bon sans être du velours. La bande à droite est, le plus souvent, suffisamment large pour nous accueillir pleinement avec nos charrettes. Les camions en convois de 4 ou 5 unités suivis par une dizaine de voitures et en vagues plus ou moins fréquentes s'écartent le plus qu'ils le peuvent. Les vagues de petits convois correspondent sans doute à l'arrivée de ferries au port de Tallinn. Je suis sereine, je chante à tue-tête et fini par oublier les camions. Même pas stressée juste sourde ! Et pourtant je devrais être stressée quand je vois ce que consomment certains chauffeurs au bar des aires de la route. Ici, contrairement à la Scandinavie et la Finlande on trouve de l'alcool partout et à très bas prix, une bière de 50cl à env ; 5° c'est un peu d'un euro au supermarché et le double au bar. La vodka est vendue aux alentours de 6 Euros la bouteille....

Erick répare une crevaison de sa Chariote, les pneus sont aussi morts que mien changés en Hollande.

Nous entrons dans le centre de Pärnu en traversant le Pärnu sur un grand et beau pont ; Nous nous perdons un peu dans cette belle ville après avoir visité en vain les deux vélocistes. Nous nous sommes perdus mais chacun de son côté et retrouvés à l'hôtel.

Pärnu, ville thermale et balnéaire jouit d'un patrimoine riche. Beaucoup d'églises très belles et très fermées à double tour ! Beaucoup de jardins fleuris et arborés de très nombreux et magnifiques tilleuls. C'est à ces arbres que la ville doit son nom : "parn" est le nom du tilleul en estonien.

Jusqu'à la Lettonie

Après notre petit déjeuner, alors que nous étions en plein préparatifs du départ un orage a éclaté en déversant des trombes d'eau. Les oracles météo sur nos smartphones indiquent tous que cela ne va pas durer bien qu'ils ne soient pas en accord sur la durée. Donc, à l'ancienne, on jettera un œil à la fenêtre pour voir si la pluie s'arrête et en attendant on remet les pieds en éventail sur nos lits pour commencer en douceur la digestion de notre copieux petit-déjeuner.

Sans utiliser nos smartphones on voit la pluie s'arrêter , signal du départ ! On charge nos charrettes et go ! On part sur les Eurosvélos 10 et 13.

L'Eurovélo 10, route de la Baltique fait le tour de la mer Baltique soit environ 9000 km et passe par 9 pays : Allemagne, Danemark, Suède, Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Russie et Pologne. L'Eurovélo 13, route du rideau de fer, relie Kirkenes en Norvège à Tsarévo en Bulgarie en passant par 20 pays et à proximité de 3 mers. Ces vélo-routes nous les avons souvent suivi par tronçons lorsque ceux-ci correspondent à notre itinéraire, qu'ils sont balisés et praticables avec nos charrettes.

Depuis Pärnu, la vélo-route est bien balisée, d'abord piste cyclable et petite sur une bonne trentaine de kilomètres, elle va rejoindre la E67 sur une dizaine de kilomètres puis s'en éloigne sur une bonne trentaine de kilomètres encore avant de la rejoindre peu après l'entrée en Lettonie.

On a réussi à ne pas se mouiller et à aller plus vite que les nuages, enfin presque ! On s'est posé sous le grand parasol d'une supérette alors qu'il ne tombait que quelques gouttes. C'était une excellente idée, ces quelques gouttes étaient annonciatrices du déluge à venir. Encore des trombes d'eau avant la réapparition d'un soleil timide. Juste le temps de changer un rayon à la Chariote et on repart. Toute la journée, nous avons lutté contre un fort vent de sud ouest alors que nous roulons vers le sud.

Depuis Pärnu, nous avons longé la Baltique et traversé des stations balnéaires. Par moment nous avons eu l'étrange impression d'avoir été téléporté dans nos Landes, sur la Vélodyssée, sauf que sous les pins poussent des myrtilliers et non des bruyères !

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